Un poste d’expertise au service de la sûreté nucléaire
La personne recrutée rejoindra le Bureau d’expertise des équipements mécaniques, au sein du Service d’expertise des équipements et des structures de la direction chargée de l’expertise, de la recherche et de l’appui à l’autorité technique. Elle étudiera des dossiers transmis par les exploitants d’installations nucléaires et évaluera les équipements concernés sous l’angle de la sûreté.
Les sujets pourront porter sur des composants soumis à des conditions exigeantes de pression, de température ou de vibrations : cuves, générateurs de vapeur et tuyauteries des circuits primaire ou secondaire, notamment. Le poste peut également couvrir des équipements de manutention — ponts de levage, lorries ou transbordeurs — et leur comportement face à différentes sollicitations, dont les séismes.
Le travail ne se limite pas à l’analyse des documents. L’ingénieur devra organiser des échanges techniques contradictoires avec les exploitants, mobiliser d’autres compétences de l’ASNR lorsque les dossiers croisent plusieurs disciplines, puis présenter ses conclusions lors de validations internes et, le cas échéant, devant des groupes permanents d’experts.
Une expertise mécanique et des référentiels techniques ciblés
L’annonce s’adresse à des personnes diplômées d’une école d’ingénieurs en mécanique ou d’une formation universitaire équivalente, avec une expérience professionnelle confirmée dans les équipements sous pression nucléaires. La pratique des codes et référentiels associés est attendue. Le texte mentionne notamment le RCC-M, le CODAP et le RCC-Mx pour les équipements sous pression, ainsi que la norme NF EN 13001 et les règles de la FEM pour les appareils de levage.
Une expérience en dimensionnement ou en vérification des engins de manutention est présentée comme un atout, et non comme une exigence centrale. L’ASNR insiste aussi sur la capacité à exercer son esprit critique, à travailler en équipe et à défendre clairement une position technique, à l’écrit comme à l’oral. Les conclusions devront être formulées dans un avis destiné au public et dans un rapport d’expertise argumenté.
CDI, télétravail régulier et déplacements
Le poste est proposé en CDI et ouvert aux personnes recrutées sous contrat de droit privé, aux fonctionnaires et aux contractuels. Il est classé cadre ou catégorie A. L’annonce indique un télétravail régulier, sans préciser le nombre de jours ni les modalités d’organisation. Des déplacements occasionnels en France et à l’étranger sont également à prévoir.
Aucune rémunération, durée d’expérience chiffrée ni date de clôture des candidatures n’est mentionnée dans les éléments publiés. Les candidats devront donc consulter la fiche originale pour vérifier les modalités pratiques de candidature et les éventuelles précisions associées au poste.
Un rôle dans une autorité indépendante
Créée le 1er janvier 2025, l’ASNR rassemble les missions et activités de l’ancienne Autorité de sûreté nucléaire et de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. Cette autorité administrative indépendante contrôle les activités nucléaires civiles en France et mène également des missions d’expertise, de recherche, de formation et d’information. Le poste proposé s’inscrit dans cette mission d’expertise technique au service de la sûreté. Présentation des missions de l’ASNR.
Ce qu’il faut retenir
- Un poste d’ingénieur mécanicien spécialisé dans les équipements sous pression nucléaires, à Fontenay-aux-Roses.
- Une expérience confirmée dans ce domaine est attendue ; la connaissance des équipements de manutention constitue un avantage.
- Le contrat est un CDI, ouvert aux salariés de droit privé, aux fonctionnaires et aux contractuels.
- L’annonce ne précise ni rémunération ni date limite de candidature.
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