À Paris, des étudiants de la Cocarde démontent une barricade devant le campus René-Cassin
Des militants de la Cocarde étudiante ont tenté de dégager, jeudi 1er octobre 2026, l’entrée du campus René-Cassin à Paris, bloquée par des manifestants à l’aide de poubelles. À la demande du service de sécurité de l’université, le groupe a finalement quitté les lieux sans que les cours puissent être rétablis, selon le récit du Journal du dimanche.
Une barricade à l’entrée du campus
Plusieurs dizaines de personnes, dont certaines cagoulées, barraient l’accès à la faculté jeudi matin. Des étudiants de la Cocarde, syndicat étudiant classé à droite, sont arrivés et ont commencé à démanteler la barricade improvisée. Les bloqueurs ont alors tenté de maintenir l’accès fermé, notamment en formant une chaîne humaine, d’après les vidéos évoquées par le JDD.
Livio, secrétaire général de la Cocarde, affirme que des appels à participer à des opérations de déblocage circulaient depuis plusieurs jours dans des groupes étudiants. Il indique que la sécurité de l’université a demandé aux militants de ne pas intervenir et de rentrer chez eux.
Une élue écologiste et des réactions politiques
Zoé Salaris, conseillère municipale écologiste du 13e arrondissement, se trouvait parmi les bloqueurs, selon le JDD. Livio lui reproche d’avoir été présente à leurs côtés. L’UNI, autre syndicat étudiant de droite, a également interpellé la mairie du 13e arrondissement sur les réseaux sociaux au sujet de sa présence.
Des députés de La France insoumise ont, de leur côté, réagi à l’intervention de la Cocarde. Thomas Portes a dénoncé sur les réseaux sociaux une attaque contre un piquet de grève. Raphaël Arnault a appelé les étudiants à ne pas rester isolés face aux militants qu’il qualifie de « fascistes ».
Les militants repartent à la demande de la sécurité
Les étudiants venus dégager l’entrée ont fini par partir, après la demande du service de sécurité. Livio a défendu leur action en affirmant que le campus devait rester un lieu d’étude et que les slogans entendus visaient l’extrême droite. Il a aussi estimé que les bloqueurs cherchaient à empêcher les cours plutôt qu’à porter des revendications.
Le blocage s’inscrit dans un mouvement de protestation qui touche des lycées et des universités en France. Selon le JDD, les revendications initiales portaient sur le manque de moyens de l’Éducation nationale.
Source : Toute l'actualité du Journal du dimanche (www.lejdd.fr)
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Auteur : Baudoin Moucadel
