Maroc : Abdellah Tourabi souligne le poids du parcours politique d’El Mansouri dans sa nomination
Le 29 septembre 2026, le roi Mohammed VI a nommé Fatima Ezzahra El Mansouri cheffe du gouvernement marocain et l’a chargée de former une nouvelle équipe. Première femme appelée à diriger le gouvernement du Maroc, elle arrive à ce poste après la victoire de son parti aux législatives. Dans l’émission « Afrique Midi » de RFI, le journaliste politique Abdellah Tourabi souligne que cette nomination s’explique aussi par son parcours politique.
Une nomination après la victoire du PAM
Le Parti authenticité et modernité (PAM), dont El Mansouri coordonne la direction collégiale, est arrivé en tête des élections législatives du 23 septembre. Les résultats définitifs publiés par le ministère marocain de l’Intérieur lui attribuent 97 sièges. Le Rassemblement national des indépendants (RNI) en a obtenu 66 et le Parti de l’Istiqlal, 65.
Le communiqué du ministère marocain de la Maison royale, relayé par le portail institutionnel Maroc.ma, précise que la nomination a été faite en vertu de l’article 47 de la Constitution. Il indique également que la nouvelle cheffe du gouvernement doit former le prochain cabinet. Au lendemain de sa nomination, les discussions avec les partis étaient présentées comme une étape à venir : l’annonce ne signifie donc pas que la composition du gouvernement était déjà connue.
Un parcours politique au-delà du résultat électoral
Le titre de l’entretien diffusé par RFI met en avant l’analyse d’Abdellah Tourabi : selon le journaliste, la nomination d’El Mansouri tient aussi à son expérience politique. Elle a notamment exercé des responsabilités au sein du PAM et occupé des fonctions publiques, dont celles de ministre chargée de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat. L’Associated Press indique également qu’elle a été maire de Marrakech.
Cette lecture doit être distinguée du fait institutionnel : le communiqué royal confirme la nomination et la mission de formation du gouvernement, mais ne détaille pas les raisons politiques de ce choix. L’explication liée à son parcours relève de l’analyse de Tourabi, invité de l’émission.
Une première historique, un gouvernement encore à former
La nomination marque une première pour le Maroc : une femme est appelée à diriger le gouvernement. Elle constitue un événement de représentation politique, sans permettre à elle seule de tirer des conclusions sur la place des femmes dans l’ensemble de la vie politique marocaine ou sur les priorités du futur cabinet.
La prochaine étape est la formation de l’équipe gouvernementale. Les partis et leurs éventuelles alliances devront être pris en compte dans ce processus. Au 30 septembre 2026, les informations disponibles établissent la nomination d’El Mansouri et sa mission ; elles ne permettent pas encore de présenter la composition du gouvernement ni son programme comme arrêtés.
Source : Femmes : actualités, podcasts, vidéos et analyses – RFI
Vérification : communiqué royal relayé par Maroc.ma et résultats définitifs des élections publiés par le ministère marocain de l’Intérieur.
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