Tir de LBD : Louis Boyard affirme qu’un lycéen a été touché à l’œil
Un lycéen a été touché à l’œil par un tir de LBD. Trop c’est trop.
Louis Boyard affirme qu’un lycéen a été touché à l’œil par un tir de lanceur de balles de défense (LBD). Une accusation grave, publiée le 30 septembre 2026, mais dont les circonstances ne sont pas établies par les éléments disponibles. L’enjeu est double : savoir ce qui est arrivé à ce jeune et déterminer si les règles d’emploi de l’arme ont été respectées.
Le fait principal
Le député du Val-de-Marne dénonce une bles à l’œil qu’il attribue à un tir de LBD. Son message ne précise ni le lieu, ni la date du tir allégué, ni l’identité du lycéen. Aucun document médical ou élément d’enquête n’accompagne le texte transmis. Il faut donc distinguer l’alerte lancée par un élu de la confirmation des faits qu’il rapporte. La qualité de député de Louis Boyard est confirmée par l’Assemblée nationale. ()
Ce qui s’est passé
La seule date certaine pour cette affaire est celle de la publication du message : le 30 septembre 2026. À ce stade, les éléments disponibles ne permettent pas de reconstituer le tir évoqué, d’identifier son auteur ou d’établir la nature exacte de la bles. Être « touché à l’œil » ne permet pas, à lui seul, de conclure à une perte de la vue.
Un autre lycéen a bien été blessé au visage le 28 septembre devant un établissement de Saint-Ouen-l’Aumône, dans le Val-d’Oise. Selon les déclarations du procureur de Pontoise rapportées par Actu17, il présentait notamment des dents cassées après un tir effectué avec un lanceur Cougar ; l’IGPN a été saisie. Rien ne permet d’affirmer qu’il s’agit du jeune mentionné par Louis Boyard. Confondre les deux cas reviendrait à transformer une coïncidence de calendrier en preuve. ()
Le contexte
Le LBD est soumis à des précautions d’emploi. Une instruction publiée par la gendarmerie prévoit que le tireur vise de préférence le torse ou les membres et que la tête ne soit pas visée. Elle demande aussi de tenir compte, lorsque les circonstances le permettent, de la vulnérabilité manifeste d’une personne, notamment liée à son âge. Mais une bles à la tête ne démontre pas, à elle seule, où le tireur a visé ni dans quelles conditions le tir a eu lieu. ()
Le débat dépasse ce seul message. Dans un rapport de 2017, le Défenseur des droits recommandait d’interdire l’usage des LBD dans les opérations de maintien de l’ordre, en raison des risques de bless graves. C’est une recommandation, pas la preuve d’une interdiction déjà en vigueur ni une conclusion sur le cas signalé par Louis Boyard. ()
Ce que montrent les faits
La bles dénoncée appelle des vérifications précises : où et quand le tir aurait-il eu lieu ? Quelle arme a été utilisée ? Que constatent les médecins ? Existe-t-il des images ou une enquête ? Tant que ces réponses manquent, on ne peut ni écarter l’alerte ni attribuer une faute à un agent.
Ce qu’il faut retenir
Le message de Louis Boyard remet en lumière les risques liés aux tirs de LBD à hauteur du visage. Il ne suffit toutefois pas à établir les circonstances de la bles qu’il évoque. L’indignation peut ouvrir le débat ; elle ne remplace pas l’enquête.
Source : Louis Boyard – Député du Val de Marne
