À Besançon, des enseignants manifestent contre les classes surchargées et le manque de moyens pour les élèves
À Besançon, la manifestation de la fonction publique du mardi 29 septembre a aussi mis en lumière une question concrète pour les adolescents : dans quelles conditions apprennent-ils lorsque les équipes scolaires disent manquer de moyens ? Le rassemblement a réuni entre 1 250 personnes, selon la police, et 1 650, selon la CGT, d’après France 3. Des personnels de l’Éducation nationale et de l’hôpital figuraient dans le cortège.
Des classes où l’accompagnement devient difficile
Un enseignant du collège Diderot, classé en réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP+), a décrit des classes de quatrième comptant 26 élèves. Selon son témoignage recueilli par France 3, cet effectif complique le suivi individuel et le travail en classe. Il s’agit d’un constat rapporté par un professeur de cet établissement, et non d’une moyenne applicable à tous les collèges.
Les REP+ sont des réseaux d’éducation prioritaire où les établissements accueillent des élèves confrontés à des difficultés sociales et scolaires plus importantes. Le ministère de l’Éducation nationale présente cette politique comme un moyen de concentrer des moyens supplémentaires dans les territoires concernés. Cela ne signifie pas que chaque classe y soit peu nombreuse ni que les besoins de suivi soient automatiquement couverts. (eduscol.education.gouv.fr)
Pour les collégiens, les effectifs et la disponibilité des adultes peuvent compter dans les conditions d’apprentissage et la possibilité d’obtenir de l’aide. Mais le reportage ne me pas les conséquences de la situation décrite sur les résultats des élèves : il rapporte l’inquiétude d’un enseignant et les revendications des personnels.
Salaires et moyens des services publics
Les organisations syndicales mobilisées réclament notamment une hausse du point d’indice, qui sert au calcul du traitement indiciaire des fonctionnaires. La dernière revalorisation générale indiquée par le portail officiel de la fonction publique date du 1er juillet 2023 : +1,5 %, après une hausse de 3,5 % au 1er juillet 2022. Les manifestants demandent une nouvelle revalorisation et son indexation sur l’inflation ; ce sont des revendications, pas une me annoncée. (fonction-publique.gouv.fr)
Les conséquences d’un manque de moyens ne concernent pas seulement l’école. Des personnels hospitaliers présents à Besançon ont également défendu l’ouverture de lits et le recrutement de personnel. Pour les jeunes et leurs familles, l’enjeu est celui de services publics accessibles au quotidien, de l’accompagnement scolaire aux soins. La manifestation ne permet toutefois pas, à elle seule, de mer l’ampleur de ces difficultés dans la région.
Une mobilisation calme à Besançon, des tensions à Belfort
La manifestation bisontine s’est déroulée dans le calme, selon le reportage. À Belfort, la préfecture a fait état de jets de projectiles contre les forces de l’ordre et de dégradations. France 3 rapporte que 13 personnes ont été interpellées et que 12 ont été placées en garde à vue. Ces mes ne préjugent pas de la culpabilité des personnes concernées.
Source : France 3 Régions – jeunesse
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