« En attendant le Grand Remplacement, 9 000 actifs étrangers s’installent en France ! »
Le fait principal
Entre début 2021 et début 2022, plus de 140 000 actifs ont emménagé en France métropolitaine en provenance de l’étranger, dont 63% sont des immigrés. Une part significative de ces arrivées se concentre dans les zones frontalières du nord et de l’est de la France.
Ce qui s’est passé
Ces nouveaux arrivants, dont 18% s’installent en zone frontalière, se dirigent principalement vers l’Île-de-France et des métropoles comme Toulouse et Lyon. Près de la moitié d’entre eux viennent de pays voisins tels que la Suisse, la Belgique, l’Allemagne et le Luxembourg. En zone frontalière, 51% des nouveaux arrivants proviennent d’un pays voisin, avec une forte concentration dans des villes comme Genève et Luxembourg-ville.
Le contexte
La France métropolitaine, avec ses zones frontalières, attire ces nouveaux actifs en raison de la proximité géographique et des opportunités d’emploi. La dynamique de mobilité résidentielle est particulièrement forte autour des frontières suisse et luxembourgeoise, où 76% des nouveaux arrivants habitent à moins de 20 km de la frontière. Les prix de l’immobilier plus attractifs en France incitent de nombreux travailleurs à s’installer tout en conservant leur emploi dans leur pays d’origine.
Les chiffres à retenir
- Plus de 140 000 nouveaux arrivants actifs entre début 2021 et début 2022.
- 63% sont des immigrés, 37% sont des Français vivant à l’étranger.
- 18% des nouveaux arrivants s’installent en zone frontalière.
- 51% des nouveaux arrivants actifs viennent d’un pays voisin.
- 76% des nouveaux arrivants actifs en provenance de la Suisse habitent à moins de 20 km de la frontière.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière une contradiction flagrante dans le discours de l’extrême droite, qui prône une fermeture des frontières tout en bénéficiant des retombées économiques de cette mobilité. Le RN, qui se présente comme le champion de la protection des travailleurs français, doit faire face à des chiffres qui démontrent que la réalité est bien plus nuancée. Les travailleurs frontaliers, souvent mieux qualifiés et occupant des postes de cadres, soulignent une dynamique économique que le RN ne peut ignorer sans risquer de perdre toute crédibilité.
Ce qu’il faut retenir
La France, au cœur d’une dynamique de mobilité transfrontalière, voit l’arrivée de nouveaux actifs qui, loin de menacer l’emploi local, enrichissent son tissu économique. Loin des discours alarmistes, les chiffres montrent que l’ouverture des frontières peut être une opportunité plutôt qu’une menace.
Source : Insee, recensement de la population 2022.
