Des chaussettes puantes et des promesses envolées : la magie du RN à l’épreuve des faits !
Le fait principal
La bande dessinée jeunesse « Dragomol », créée par Simon Liberman, mêle magie et critique sociale, offrant une réflexion sur la lutte des classes à travers les aventures de deux collégiennes. À sa sortie prévue le 11 septembre 2026, cette œuvre promet d’interroger le monde contemporain tout en divertissant les jeunes lecteurs.
Ce qui s’est passé
Mathilda et Pola, deux amies issues de familles d’artisans, font leur rentrée au collège. Leur enthousiasme est rapidement douché par le mépris de camarades issus de milieux plus privilégiés. Le principal du collège annonce l’ouverture d’une classe de magie, mais seuls les meilleurs élèves, souvent ceux qui portent des lunettes comme Mathilda et Pola, seront sélectionnés pour ces cours fantastiques. Les autres devront se contenter d’un programme scolaire traditionnel, loin des enchantements.
Le contexte
« Dragomol » s’inscrit dans un paysage littéraire où la bande dessinée jeunesse ne se contente plus de simples récits d’aventure. Elle aborde des thématiques profondes comme le harcèlement scolaire et l’affirmation de soi dès l’enfance, tout en critiquant une société où la richesse conditionne l’accès au savoir et à la magie. Le choix de Liberman d’intégrer ces éléments dans une histoire fantastique reflète une volonté de traiter des sujets sérieux sans lourdeur.
Les chiffres à retenir
La bande dessinée compte 120 pages et sera publiée par les Éditions 4048 au prix de 21,90 €. L’ISBN est 9782383871453.
Ce que cela révèle
En utilisant un cadre fantastique, Liberman met en lumière les inégalités sociales qui persistent dans le monde d’aujourd’hui. Les élèves « bigleux », représentés par Mathilda et Pola, symbolisent ceux qui, en raison de leur origine sociale, sont exclus des opportunités. Le contraste entre les cours de magie et le programme scolaire traditionnel souligne une réalité amère : la magie, tout comme l’éducation de qualité, est souvent réservée à une élite. Une belle métaphore des inégalités qui gangrènent notre société.
Ce qu’il faut retenir
« Dragomol » n’est pas qu’une simple bande dessinée pour enfants ; c’est un miroir déformant de notre société, où la lutte des classes est aussi palpable dans un monde magique que dans le quotidien des jeunes. À travers l’humour et la fantaisie, Simon Liberman nous rappelle que derrière les chaussettes qui puent et les dragons miniatures, se cache une critique acerbe de notre monde.
Source : BDZoom
