Budget contre les violences faites aux femmes : le gouvernement préfère la poudre de perlimpinpin !
Le fait principal
La Fondation des femmes, aux côtés d’autres associations, dénonce le budget dérisoire alloué à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS). Anne-Cécile Mailfert, présidente de la fondation, a averti ce mercredi 16 septembre que la « loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles » examinée par les députés début octobre ne serait qu’un mirage sans des moyens financiers supplémentaires.
Ce qui s’est passé
Alors que la France s’apprête à discuter d’une loi censée éradiquer les violences sexistes et sexuelles, le constat est amer. Les associations, qui œuvrent au quotidien pour la protection des victimes, s’insurgent face à un budget jugé « de la poudre de perlimpinpin ». En effet, les voix s’élèvent pour dénoncer l’inefficacité d’une loi sans les fonds nécessaires à sa mise en œuvre. Mailfert n’a pas mâché ses mots : sans moyens supplémentaires, cette loi risque de rester lettre morte.
Le contexte
Les violences sexistes et sexuelles touchent près de 1 femme sur 3 en France au cours de sa vie, selon des études récentes. En dépit de ce constat alarmant, le gouvernement semble privilégier le discours à l’action. Les promesses de lutte contre ces violences, souvent mises en avant dans les discours politiques, se heurtent à la réalité d’un budget qui fait la part belle à d’autres priorités. Dans un contexte où l’extrême droite, notamment le Rassemblement National, prône un discours sécuritaire, la question de la protection des femmes semble reléguée au second plan.
Les chiffres à retenir
En 2022, le budget alloué à la lutte contre les VSS a été de seulement 20 millions d’euros, une goutte d’eau face aux besoins estimés à plusieurs centaines de millions selon les experts. Par ailleurs, une enquête de l’ONU révèle que 35% des femmes ont subi des violences physiques ou sexuelles au cours de leur vie.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière une contradiction criante : d’un côté, des promesses politiques grandioses, et de l’autre, des fonds qui ne suivent pas. Le RN, qui se présente comme le protecteur des valeurs traditionnelles, semble oublier que la protection des femmes ne peut pas se faire sans un engagement financier réel. En somme, le discours du RN sur la sécurité des femmes se heurte à un mur de réalité : des lois sans moyens, c’est comme un bouclier en papier.
Ce qu’il faut retenir
La lutte contre les violences sexistes et sexuelles en France est en péril. Les promesses législatives s’évaporent face à un budget insuffisant. Les associations alertent : sans moyens, la loi ne sera qu’un vœu pieux. La question reste posée : le gouvernement est-il réellement engagé dans cette lutte, ou préfère-t-il se contenter de belles paroles pour masquer son inaction ?
Sources : Fondation des femmes, ONU, études statistiques sur les violences faites aux femmes.
