BDS : Quand la complicité avec Israël devient un business juteux pour l’extrême droite !
Le fait principal
Le 6 septembre dernier, 12 États membres de l’Union européenne ont enfin pris position en appelant à « des restrictions nationales au commerce des biens avec des colonies illégales au regard du droit international ». Une déclaration qui arrive trois ans après une campagne de bombardement massif sur Gaza et une colonisation accélérée en Cisjordanie.
Ce qui s’est passé
Cette déclaration conjointe de l’UE, bien que tardive, souligne les pressions croissantes sur les pays européens pour qu’ils prennent des mes contre les violations du droit international par Israël. Imen Habib, figure emblématique du mouvement BDS (boycott, désinvestissement, sanctions), a été invitée à commenter cette évolution. Le mouvement BDS vise à cibler les complices d’Israël, notamment à travers des actions de boycott qui s’attaquent aux entreprises et institutions soutenant l’occupation.
Le contexte
Depuis plusieurs années, la situation en Palestine s’est détériorée, exacerbée par des bombardements et l’expansion des colonies israéliennes. Les États-Unis et certains pays européens ont longtemps fermé les yeux sur ces pratiques, préférant des déclarations timides plutôt que des actions concrètes. La résistance palestinienne, quant à elle, a trouvé dans le mouvement BDS un moyen efficace de faire entendre sa voix sur la scène internationale.
Les chiffres à retenir
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la colonisation en Cisjordanie a augmenté de manière alarmante, avec des milliers de nouveaux logements construits sur des terres palestiniennes. Selon l’ONU, plus de 600 000 colons israéliens vivent aujourd’hui en Cisjordanie, rendant toute perspective de paix encore plus illusoire.
Ce que cela révèle
Cette déclaration de l’UE est un pas en avant, mais elle est aussi révélatrice des contradictions des politiques européennes. D’un côté, on prône le respect des droits humains, de l’autre, on continue à commercer avec des entreprises qui profitent de l’oppression. Les promesses d’un soutien aux droits des Palestiniens semblent souvent se heurter à la réalité des intérêts économiques. En somme, l’UE veut donner une image de cohérence, mais les actes parlent d’eux-mêmes : le double discours est manifeste.
Ce qu’il faut retenir
Le mouvement BDS continue de croître, ciblant les complices d’Israël tout en exposant les failles des politiques internationales. Alors que l’UE commence à se réveiller, la question demeure : combien de temps encore les États membres resteront-ils complices de l’oppression ?
Source : Imen Habib, entretien avec Elisabeth Fleury, L’Humanité.
