Violences incestueuses : quand l’extrême droite s’érige en défenseur des familles en détresse.
Le fait principal
Le 30 avril 2026, Sophie Decis, responsable juridique à Enfance & Partage, a sonné l’alarme à l’Assemblée nationale sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales, plaidant pour une protection urgente des enfants victimes.
Ce qui s’est passé
Lors de sa prise de parole devant la commission d’enquête, Sophie Decis a évoqué des réalités alarmantes : des enfants encore insuffisamment protégés, des mères contraintes de remettre leurs enfants au présumé agresseur, et des procédures judiciaires interminables. Elle a martelé :
« La mise à l’abri de l’enfant victime est une nécessité impérieuse et urgente »
.
Les principaux points soulevés incluent l’importance d’écouter et de croire les enfants victimes, ainsi que la nécessité d’ordonnances de protection pour les mineurs.
Le contexte
Enfance & Partage, une association engagée, attire l’attention sur des situations souvent ignorées par les institutions. La parole des enfants victimes est trop souvent étouffée, et les mères protectrices se retrouvent dans des situations tragiques où leurs droits sont bafoués au nom de ceux des présumés agresseurs. Dans un système judiciaire déjà surchargé, la lenteur des procédures aggrave la souffrance des victimes.
Les chiffres à retenir
Bien que l’intervention de Decis ne contienne pas de chiffres précis, la réalité des violences sexuelles en France est accablante. Selon des données récentes de l’INSEE, près de 10 % des femmes et 5 % des hommes déclarent avoir été victimes de violences sexuelles au cours de leur vie. Ces chiffres soulignent l’urgence d’une réforme du cadre légal et judiciaire.
Ce que cela révèle
La situation décrite par Enfance & Partage met en lumière une contradiction criante : alors que la France se targue d’une législation protectrice, la réalité sur le terrain est tout autre. Les discours politiques font souvent écho à des promesses de protection des victimes, mais les faits montrent que les enfants continuent de souffrir dans l’indifférence. Le RN, qui prétend défendre la « famille », devrait se poser la question : qui protège réellement les enfants dans cette spirale d’inaction ?
Ce qu’il faut retenir
Les déclarations de Sophie Decis s’inscrivent dans un appel à l’action urgent pour réformer un système judiciaire défaillant. La protection des enfants victimes de violences sexuelles incestueuses ne peut plus attendre. Les discours doivent se traduire en actions concrètes, au risque de devenir de simples paroles en l’air.
Source : Enfance & Partage, Assemblée nationale
