EDF sous la loupe : Greenpeace dénonce les liens avec Rosatom, l’ironie d’une « énergie verte » en danger.
Le fait principal
Le 15 septembre 2026, Greenpeace France a mis en demeure EDF, invoquant la loi sur le devoir de vigilance, en raison de ses relations commerciales avec Rosatom, le géant russe de l’énergie nucléaire. Une situation qui soulève des questions éthiques et politiques, alors que la France prône une transition énergétique verte.
Ce qui s’est passé
L’ONG écologiste a décidé de passer à l’action face aux liens d’EDF avec Rosatom, une entreprise qui n’est pas seulement un acteur majeur de l’énergie nucléaire, mais aussi un symbole des relations tendues entre la France et la Russie. En effet, alors que le gouvernement français se positionne comme un champion de la lutte contre le changement climatique, ces relations commerciales jettent une ombre sur ses intentions. EDF, qui se présente comme un pilier de l’énergie renouvelable, se retrouve ainsi au cœur d’un paradoxe.
Le contexte
La loi sur le devoir de vigilance, adoptée en 2017, vise à obliger les grandes entreprises à prévenir les risques d’atteintes aux droits humains et à l’environnement dans leurs activités. En choisissant de collaborer avec Rosatom, EDF semble ignorer les implications morales et environnementales de ses choix. Pendant ce temps, la France, qui se veut un leader en matière de transition énergétique, doit faire face à la critique d’organisations comme Greenpeace, qui dénoncent l’hypocrisie de ces alliances.
Les chiffres à retenir
En 2021, 70% des Français se disaient favorables à une transition énergétique rapide et durable. Pourtant, près de 30% des investissements d’EDF sont encore dirigés vers des projets nucléaires, dont une partie est en partenariat avec Rosatom. Ces chiffres illustrent un décalage inquiétant entre l’opinion publique et les choix stratégiques de l’entreprise.
Ce que cela révèle
Cette mise en demeure met en lumière une contradiction flagrante : alors que le gouvernement français se présente comme un défenseur de l’écologie, il semble fermer les yeux sur les relations avec un acteur dont les pratiques sont souvent critiquées. EDF, en poursuivant ces partenariats, risque d’aliéner un électorat de plus en plus sensible aux questions environnementales. Le RN, qui prône une souveraineté énergétique, devrait se poser des questions sur ces choix : comment défendre une indépendance énergétique tout en s’alliant avec des entreprises d’un pays dont les valeurs sont diamétralement opposées à celles de la France ?
Ce qu’il faut retenir
La mise en demeure d’EDF par Greenpeace est un appel à la cohérence. Entre promesses de transition énergétique et relations avec des entreprises controversées, le chemin semble semé d’embûches pour la France. La question reste : jusqu’où ira le gouvernement pour défendre ses intérêts, au détriment de ses engagements écologiques ?
Sources : Greenpeace, EDF, législation française sur le devoir de vigilance.
