Quand le Leem propose ses remèdes pour la santé, le RN soigne ses contradictions !
Le fait principal
Le Leem, l’organisation professionnelle des entreprises du médicament, tire la sonnette d’alarme : en France, l’accès aux nouveaux traitements est gravement compromis, avec un délai médian d’attente de 520 jours, soit dix fois plus qu’en Allemagne. Pendant ce temps, les patients français attendent, souvent désespérément, des médicaments déjà disponibles ailleurs en Europe.
Ce qui s’est passé
Jean-François Brochard, président du Leem, a récemment présenté un rapport alarmant sur la santé en France. Alors que le pays était autrefois un leader en recherche clinique, il se retrouve désormais quatrième, derrière l’Espagne, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Le recul de la recherche clinique inquiète 82 % des Français, qui craignent une aggravation des inégalités d’accès aux soins, déjà exacerbées par les déserts médicaux et les tensions budgétaires.
Le contexte
Avec plus de 20 millions de Français âgés de plus de 65 ans d’ici 2050, la France doit faire face à un vieillissement démographique sans précédent. Les pathologies de longue durée représentent déjà près des trois quarts des dépenses de l’Assurance maladie. Dans ce contexte, le Leem appelle à une révision de la politique de santé, plaidant pour une approche qui considère le médicament non pas comme une dépense, mais comme un investissement essentiel pour la santé publique et l’économie.
Les chiffres à retenir
– Délai médian d’accès aux nouveaux médicaments en France : 520 jours.- Pourcentage de Français jugeant que le recul de la recherche clinique aggravera le déficit d’accès : 82 %.- Estimation de Français de plus de 65 ans en 2050 : plus de 20 millions.- Proportion de dépenses de l’Assurance maladie consacrées aux pathologies de longue durée : près des trois quarts.
Ce que cela révèle
Le discours du Leem est clair : la santé doit être une priorité nationale, au même titre que la défense ou l’énergie. Pourtant, alors que le déficit de la Sécurité sociale frôle les 23,2 milliards d’euros, le gouvernement semble plus préoccupé par des considérations budgétaires à court terme que par l’investissement dans la santé. Les promesses de modernisation politique et de soutien à l’innovation s’apparentent plus à des vœux pieux qu’à des engagements concrets. Dans un contexte où chaque euro investi dans les médicaments innovants génère 5,2 euros de retombées socio-économiques, il est fort à parier que les véritables enjeux de santé publique sont relégués au second plan.
Ce qu’il faut retenir
La situation de la santé en France est alarmante. Le Leem appelle à une réforme audacieuse et à un investissement dans la recherche et l’innovation. La question demeure : jusqu’à quand les patients français devront-ils attendre pour bénéficier de traitements efficaces, alors que l’Europe avance sans eux ? La santé, enjeu de souveraineté et de compétitivité, ne peut plus être négligée.
Source : Leem
