Avignon : le maire lutte contre l’ordre public, la solidarité menace de faire appel à la justice !
Le fait principal
Le maire d’Avignon, Olivier Galzi, a récemment publié un nouvel arrêté pour lutter contre les troubles à l’ordre public, malgré les critiques persistantes des associations, qui dénoncent un texte toujours perçu comme un « arrêté anti-mendicité » déguisé.
Ce qui s’est passé
Le 22 septembre, Olivier Galzi a dévoilé son arrêté, succédant à une première version suspendue par la justice. Cette dernière interdisait l’occupation prolongée de l’espace public et avait été jugée illégale par le tribunal administratif de Nîmes, suite à une saisine de collectifs, dont la Fédération des acteurs de la solidarité Paca-Corse (FAS). Le nouvel arrêté précise les comportements considérés comme des troubles à l’ordre public, tels que les insultes ou les rixes, tout en restreignant son périmètre d’application de 35 à 25 rues.
Le contexte
L’initiative de Galzi s’inscrit dans un climat tendu autour des politiques de sécurité publique en France, où la lutte contre la mendicité est souvent mise en avant par des élus de droite. La FAS, qui représente des acteurs de la solidarité, s’inquiète des conséquences d’une telle législation sur les populations vulnérables. Le maire, quant à lui, reste ferme sur sa « politique de lutte contre les troubles à l’ordre public », mais s’attire les foudres des associations qui voient dans ces mes une stigmatisation des plus démunis.
Les chiffres à retenir
Le nouvel arrêté réduit le nombre de rues concernées de 35 à 25 et limite les jours et horaires d’application. Ces ajustements, bien que présentés comme une avancée, n’ont pas convaincu les associations qui continuent de soulever des « questions juridiques sérieuses ».
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière une contradiction frappante : alors que Galzi promet de protéger l’ordre public, il semble ignorer les appels à la concertation avec les acteurs de terrain. La FAS, après avoir demandé une rencontre avec le maire, menace de saisir à nouveau la justice, mais déclare ne pas vouloir « entretenir des relations faites d’arrêtés, de recours et de décisions de justice ». Ce dialogue de sourds souligne l’absence de véritable coopération entre les élus et les associations, et pose la question de l’efficacité de ces mes sur le terrain.
Ce qu’il faut retenir
La publication de cet arrêté à Avignon illustre une tendance inquiétante : l’éradication de la pauvreté par des moyens législatifs plutôt que par la solidarité. Dans un contexte où les plus vulnérables sont souvent les premières victimes de la répression, il est essentiel de se demander si la lutte contre les troubles à l’ordre public ne se transforme pas en une chasse aux pauvres, masquée par des discours sécuritaires. Source : ICI Vaucluse
