Arles dit non à la THT : quand la protection littorale rime avec l’ironie politique !
Le fait principal
Le conseil municipal d’Arles a exprimé, le 24 septembre, son opposition à la dérogation à la loi littoral demandée par RTE pour la construction d’une ligne à très haute tension (THT) de 400 000 volts entre Jonquières-Saint-Vincent et Fos-sur-Mer.
Ce qui s’est passé
Lors d’une séance houleuse, les élus d’Arles ont réitéré leur refus face à un projet controversé, après une mobilisation impressionnante de près de 2 500 personnes au théâtre antique la semaine précédente. Ce rejet s’inscrit dans la continuité d’une opposition déjà affirmée en juin dernier, où la Ville avait également voté contre la déclaration d’utilité publique du projet.
Le contexte
Ce projet de ligne THT suscite des inquiétudes majeures concernant son impact sur les paysages et le patrimoine, notamment sur les biens arlésiens inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les élus exigent une étude d’impact plus approfondie et la recherche de solutions alternatives à cette ligne aérienne, qui pourrait défigurer le paysage local.
Les chiffres à retenir
– Mobilisation de près de 2 500 personnes contre le projet.- Ligne à très haute tension de 400 000 volts entre Jonquières-Saint-Vincent et Fos-sur-Mer.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière un double discours de l’État, qui prétend respecter la loi littoral tout en tentant de la contourner pour des projets d’infrastructures. La municipalité d’Arles, en s’opposant fermement à ce projet, renforce son image de protectrice du patrimoine face aux intérêts économiques. La contradiction est saisissante : d’un côté, des promesses de protection de l’environnement et, de l’autre, des projets qui menacent directement ce même environnement.
Ce qu’il faut retenir
La résistance d’Arles face au projet de ligne THT est symptomatique d’un mouvement plus large contre les projets d’infrastructure jugés nuisibles. Alors que l’État semble naviguer entre intérêts économiques et préservation du patrimoine, Arles se pose en bastion de la défense de son identité et de son environnement, rappelant que la loi littoral n’est pas un obstacle à contourner, mais une ligne de défense à préserver.
Source : La Provence
