Boulazac Basket répond avec ironie au Paris Basketball : « Pardon d’être là, mais on joue aussi ! »
Le fait principal
David Kahn, président du Paris Basketball, a récemment déclenché une polémique en critiquant le championnat français de basket, qualifiant de « difficile » pour son équipe de jouer contre des clubs de petites villes comme Boulazac. Cette déclaration a suscité une réponse cinglante du Boulazac Basket Dordogne, qui a ironisé sur l’arrogance parisienne.
Ce qui s’est passé
Invité sur RMC le 20 septembre, Kahn a exprimé sa frustration face à la diversité du championnat, insinuant que le niveau de jeu des petites équipes ne correspond pas à celui de l’Euroligue, où évolue son club. Il a déclaré : « Semaine après semaine, vous jouez à un tel niveau en Euroligue et puis, le dimanche par exemple, vous allez jouer à Boulazac. C’est difficile pour les joueurs, ce n’est pas la même chose. » Cette attaque n’a pas tardé à faire réagir le Boulazac Basket Dordogne, qui a publié un communiqué sur les réseaux sociaux.
Le contexte
Boulazac, une ville de Dordogne de 10 000 habitants, abrite un club qui, selon Kahn, ne devrait pas avoir sa place dans l’élite du basket français. Cette critique s’inscrit dans un débat plus large sur la valorisation des clubs de territoire face à des entités plus riches et puissantes comme le Paris Basketball, qui a des ambitions de développement à l’international.
Les chiffres à retenir
– 16 équipes dans la Betclic Élite.- 10 équipes issues de petites villes, selon Kahn.- Boulazac, ville de 10 000 habitants, défend son droit à exister dans ce championnat.
Ce que cela révèle
Les déclarations de Kahn mettent en lumière une arrogance souvent associée à la capitale, où l’on semble oublier que le sport ne se résume pas uniquement à des chiffres et des budgets. Le Boulazac Basket Dordogne a répliqué avec humour, affirmant : « Pardon de croire encore que la place d’un club dans l’élite du basket français se gagne d’abord sur le parquet, à travers le travail, le mérite et les résultats sportifs. » En d’autres termes, le travail acharné et la passion des clubs de territoire sont tout aussi légitimes que les ambitions d’un club parisien.
Ce qu’il faut retenir
Cette joute verbale entre le Paris Basketball et le Boulazac Basket Dordogne illustre les tensions persistantes entre clubs de grandes villes et ceux de territoires. Alors que le championnat de France s’apprête à démarrer, la saison promet d’être marquée par des rivalités et des débats sur la véritable valeur du sport. La leçon est claire : le basket, c’est aussi une question de cœur, et pas seulement de dollars.
Sources : RMC, HuffPost
