Climat : Le RN s’engage pour la planète… mais pas pour les droits des opprimés !
Le fait principal
Le 26 septembre, des milliers de manifestants sont attendus à Paris pour une marche pour le climat, la justice sociale, et un avenir sans racisme ni colonialisme. Un appel qui se veut inclusif, soulignant que les luttes écologiques ne peuvent être dissociées des injustices sociales et raciales.
Ce qui s’est passé
Dans un contexte de crises environnementales interconnectées, des associations, syndicats et collectifs lancent un appel à la mobilisation. L’initiative vise à faire entendre la voix des populations les plus touchées par les dérèglements climatiques, souvent celles qui contribuent le moins aux émissions de gaz à effet de serre. En effet, les victimes des crises écologiques sont fréquemment les mêmes que celles des systèmes de domination coloniale et impérialiste.
Le contexte
Les crises environnementales, telles que le changement climatique et l’effondrement de la biodiversité, sont exacerbées par des logiques coloniales qui continuent d’accaparer les ressources au Sud global. Les populations racisées dans les quartiers populaires de France subissent également des injustices climatiques, avec des conditions de vie dégradées par la pollution et le manque d’infrastructures. Ce cortège anticolonial et antiraciste se veut une réponse à une invisibilisation chronique dans les mouvements écologiques traditionnels.
Les chiffres à retenir
Selon les données de l’ONU, les pays en développement, qui n’ont contribué qu’à 9 % des émissions mondiales de CO2, sont les plus touchés par les catastrophes liées au climat. En France, les quartiers populaires, où vivent de nombreuses personnes racisées, sont souvent les plus exposés à la pollution de l’air, aggravant ainsi les inégalités sociales.
Ce que cela révèle
Cette marche met en lumière les contradictions d’un mouvement écologique qui, tout en prônant la justice climatique, reste souvent muet face aux violences policières ou aux politiques anti-immigration. En effet, parler de protection de l’environnement sans évoquer les luttes anticoloniales et antiracistes, c’est ignorer les causes profondes des crises que nous subissons. L’écologie ne peut se réduire à un simple vernis, elle doit intégrer toutes les luttes sociales.
Ce qu’il faut retenir
Le 26 septembre, la convergence des luttes sera au cœur des préoccupations des manifestants. Loin d’être une simple marche pour le climat, cet événement vise à rappeler que la justice sociale et raciale est intrinsèquement liée à la lutte pour un environnement sain. Les voix des populations marginalisées doivent être entendues et intégrées dans le discours écologique, car l’avenir du vivant dépend de notre capacité à unir nos luttes.
Sources : ONU, Reporterre, Génération Lumière
