Science ouverte au CNRS : HAL et Episciences, l’ironie d’une transparence à géométrie variable ?
Le fait principal
Le CNRS, dans son bilan de six années d’engagement pour la science ouverte, affiche un objectif audacieux : atteindre 100 % d’accès ouvert pour les publications de ses chercheurs. Un défi ambitieux, mais qui semble sur le point d’être relevé grâce à ses plateformes, HAL et Episciences.
Ce qui s’est passé
La Direction des données ouvertes de la recherche (DDOR) du CNRS a présenté son bilan des actions menées entre 2019 et 2025. Sous la houlette du CCSD, le Centre pour la Communication Scientifique Directe, HAL s’impose comme le pilier central de cette stratégie. En 2026, le portail HAL-CNRS référence déjà plus de 965 000 documents, et près de 95 % des publications sont désormais en accès ouvert. De quoi faire rougir d’envie n’importe quel éditeur traditionnel !
Le contexte
Dans un monde où l’accès à la connaissance est souvent verrouillé par des abonnements prohibitifs, le CNRS se positionne comme un pionnier. Créé en 1999, HAL a déjà 25 ans d’expérience dans l’ouverture de la science. Le CNRS a formalisé sa politique de science ouverte dès 2018, et le bilan de 2025 souligne des avancées significatives, comme la mise en place d’une nouvelle gouvernance pour HAL et le développement de nouvelles fonctionnalités pour faciliter le dépôt des publications.
Les chiffres à retenir
- 700 k€ : cotisations annuelles des 155 portails partenaires de HAL.
- 20 000 : documents ajoutés grâce au service de suggestion de dépôts.
- 45 : nombre de revues référencées sur Episciences en 2025.
Ce que cela révèle
Ce bilan, loin d’être anodin, révèle une volonté politique forte de promouvoir une science ouverte, accessible à tous. Pendant ce temps, le RN et l’extrême droite, qui se plaisent à brandir le drapeau de la « méritocratie », semblent oublier que la connaissance ne devrait pas être un privilège. Leur discours sur l’égalité des chances fait écho à une réalité où l’accès à l’information est souvent restreint. Le paradoxe est saisissant : prôner l’égalité tout en soutenant des modèles économiques qui favorisent l’exclusion. Un double discours qui ne passera pas inaperçu.
Ce qu’il faut retenir
Le CNRS montre la voie vers une science véritablement ouverte, tandis que d’autres se contentent de promesses creuses. L’avenir de la recherche est en marche, et il semble bien que les acteurs de la science ouverte prennent le train en marche, laissant derrière eux ceux qui s’accrochent à des modèles dépassés.
Source : CNRS, DDOR
