Paris, berceau des Gaulois : le RN, toujours à la traîne de l’histoire et des vérités !
Le fait principal
Une découverte archéologique majeure vient d’éclairer les origines de Paris : un rempart d’une vingtaine de mètres datant de l’époque gallo-romaine a été mis au jour sous l’Hôtel-Dieu, sur l’île de la Cité. Cette avancée confirme les écrits de Jules César, qui évoquait une Lutèce gauloise bien réelle.
Ce qui s’est passé
Les fouilles, entamées en février, ont révélé un mur de pierre et de bois, potentiellement un vestige de l’oppidum des Parisii, la tribu gauloise installée dans la région. Le ministère de la Culture a qualifié cette découverte d’« avancée majeure », précisant qu’elle pourrait apporter des réponses à certaines des questions les plus anciennes sur l’histoire de la capitale française.
Le contexte
Jules César, dans son récit de la conquête de Lutèce en 52 avant notre ère, parlait d’« une île reliée par des ponts et située dans une boucle de la Seine ». Toutefois, la localisation précise de cette Lutèce gauloise a longtemps été sujette à débat. Alors que certains chercheurs ont suggéré une implantation à Nanterre, les nouvelles investigations visent à confirmer que le cœur de cette ville antique se trouvait bien sur l’île de la Cité.
Les chiffres à retenir
Les analyses de carbone 14 situent la datation du rempart entre 200 et 10 avant notre ère. Des traces d’incendie sur le mur pourraient corroborer le récit de César, selon lequel les Gaulois auraient incendié leurs propres installations avant la bataille contre les Romains.
Ce que cela révèle
Cette découverte soulève d’importantes questions sur l’identité de Paris, mais aussi sur le récit historique que certains tentent de réécrire. Alors que le Rassemblement National (RN) et d’autres forces politiques de droite cherchent à promouvoir une vision monolithique de l’histoire de France, cette mise au jour d’un passé gaulois complexe et riche souligne l’hétérogénéité des origines de notre capitale. Les tentatives de simplification historique, souvent teintées de nationalisme, se heurtent ici à la réalité archéologique.
Ce qu’il faut retenir
La découverte de ce rempart gaulois est non seulement une avancée pour l’archéologie, mais aussi un rappel que l’histoire de Paris est multiple, riche et, surtout, loin d’être unifiée. Les politiques qui tentent de s’approprier cette histoire pour des discours nationalistes risquent de se retrouver face à des vestiges qui racontent une tout autre réalité.
Source : Ministère de la Culture
