Le gazon coloré : un artifice écolo pour masquer l’absence de solutions durables en France ?
Le fait principal
La France s’engouffre dans une tendance américaine : les colorants pour gazon, promettant des pelouses verdoyantes même en période de sécheresse, séduisent particuliers et professionnels.
Ce qui s’est passé
Lors d’un salon du paysage à Saint-Chéron, Pierre Joutel, fondateur de la société Greenéclat, a présenté son colorant écologique. « Ça reverdit le gazon instantanément ! », s’est-il exclamé, vantant les mérites d’un produit sans produits chimiques. Les paysagistes, sceptiques au départ, semblent peu à peu séduits par cette promesse d’une herbe verte toute l’année.
Le contexte
Après un été particulièrement sec, 98 départements français sont en alerte sécheresse. Les pelouses jaunies deviennent un problème esthétique et écologique. Les colorants, déjà populaires aux États-Unis, arrivent en France comme une solution miracle, mais soulèvent des questions sur leur impact environnemental réel.
Les chiffres à retenir
- 0,20 € par mètre carré pour les particuliers.
- 98 % de résine biosourcée dans la composition du produit, selon Greenéclat.
Ce que cela révèle
La promesse de verdure éternelle cache une réalité plus nuancée. Si le produit semble répondre à une demande croissante face aux chaleurs extrêmes, les doutes persistent quant à son caractère véritablement écologique. « Dans tous les cas, ce système n’est pas écolo », admet un professionnel. Une contradiction qui pourrait bien devenir le talon d’Achille de cette nouvelle tendance.
Ce qu’il faut retenir
Entre promesses marketing et préoccupations environnementales, les colorants pour gazon pourraient bien être le symbole d’une société en quête de solutions rapides face à des défis climatiques croissants. Reste à voir si la tendance s’inscrira dans la durée ou si elle finira par s’étioler, comme une pelouse mal entretenue.
Source : Franceinfo
