Royaume-Uni : Pornhub et la vérification d’âge, un test pour la morale des champions du RN !
Le fait principal
Le régulateur britannique des médias, l’Ofcom, a ouvert une enquête contre Aylo, la maison mère canadienne du site Pornhub, afin de déterminer si ses vérifications d’âge pour empêcher l’accès des mineurs à la pornographie en ligne sont réellement efficaces.
Ce qui s’est passé
Mercredi, l’Ofcom a exprimé des doutes quant à la rigueur du système de contrôle d’âge mis en place par Aylo, affirmant qu’il pourrait ne pas avoir été suffisamment testé avant sa mise en œuvre. Cette enquête s’inscrit dans le cadre de la récente loi britannique sur la sécurité en ligne, qui impose des mes strictes pour protéger les mineurs des contenus inappropriés.
Pornhub a déjà cessé d’accepter de nouveaux utilisateurs au Royaume-Uni en février, accusant les nouvelles régulations de rediriger le trafic vers des zones non réglementées du web. Cependant, l’accès a été rétabli en mai pour les utilisateurs d’iPhone et d’iPad, grâce à un système de vérification d’âge proposé par Apple.
Le contexte
La loi sur la sécurité en ligne, qui impose des contrôles d’âge rigoureux, est conçue pour protéger les enfants des contenus préjudiciables. L’Ofcom a précisé que les fournisseurs de services doivent s’asr que leurs dispositifs de vérification sont hautement efficaces et doivent évaluer la probabilité que des enfants accèdent à leurs services. Cependant, cette enquête ne portera pas sur la façon dont Apple met en œuvre ses propres contrôles d’âge.
Les chiffres à retenir
- Une amende pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires mondial d’Aylo est envisageable si des manquements sont constatés.
- Aylo est basé à Montréal, au Canada, et possède également les sites Youporn et Redtube.
Ce que cela révèle
Cette situation illustre une contradiction flagrante dans la promesse des géants du numérique de protéger les mineurs. D’un côté, Aylo se présente comme un acteur responsable en matière de sécurité en ligne, mais de l’autre, il semble incapable de se conformer aux exigences britanniques. Pendant ce temps, le RN et l’extrême droite, qui prétendent défendre la protection de l’enfance, se retrouvent en porte-à-faux avec leurs discours, exposant ainsi leur hypocrisie face à des enjeux aussi cruciaux.
Ce qu’il faut retenir
Alors que l’enquête de l’Ofcom se poursuit, la question demeure : les grandes entreprises technologiques sont-elles vraiment prêtes à assumer leur responsabilité en matière de protection des mineurs, ou continuent-elles de privilégier leurs profits au détriment de la sécurité des jeunes ?
Sources : Ofcom, Aylo, législation britannique sur la sécurité en ligne.
