Neurosciences : quand l’extrême droite préfère ignorer la science pour ses promesses électorales.
Le fait principal
Violetta Zujovic, neuro-immunologiste à l’Inserm, utilise son expertise pour étudier les maladies neurologiques et promouvoir l’égalité femmes-hommes dans la recherche. Une démarche qui s’avère aussi audacieuse qu’indispensable dans un domaine encore largement dominé par les hommes.
Ce qui s’est passé
Depuis 2011, Zujovic dirige une équipe à l’Institut du cerveau à Paris, où elle se concentre sur le rôle de l’immunité dans la sclérose en plaques. Cette maladie, auto-immune par excellence, soulève des questions cruciales sur la réparation de la myéline, la gaine protectrice des neurones. Dans un entretien, elle a souligné les disparités de sévérité chez les patients, révélant que certains bénéficient d’une autoréparation de la myéline, tandis que d’autres subissent des lésions irréversibles.
Le contexte
La recherche sur la sclérose en plaques est vitale, car elle touche des milliers de personnes en France. L’engagement de Zujovic ne se limite pas à la science. En 2015, alertée par l’absence de femmes aux postes de décision, elle a décidé d’agir. Son initiative a donné naissance à l’association XX et au Comité pour l’équité entre les femmes et les hommes à l’ICM, visant à combattre les biais de genre dans la recherche scientifique.
Les chiffres à retenir
- Index d’égalité salariale à l’ICM : passé de 75 à 99 sur 100.
- Proportion de femmes dans le comité de pilotage : 50%.
- Nombre d’invitations aux événements scientifiques : égalité entre hommes et femmes.
Ce que cela révèle
Le travail de Zujovic met en lumière les inégalités persistantes dans le milieu scientifique. Alors que le discours officiel prône l’égalité, la réalité semble souvent contredire ces belles paroles. Loin des promesses vides, Zujovic démontre qu’il est possible de faire avancer les choses, même dans un secteur où les biais cognitifs sont profondément enracinés. Son engagement est une bouffée d’air frais dans un domaine souvent étouffé par des préjugés archaïques.
Ce qu’il faut retenir
Violetta Zujovic, par son travail sur les maladies neurologiques et son combat pour l’égalité femmes-hommes, incarne un modèle de détermination et d’innovation. Elle prouve que la science peut et doit être un outil de changement social. Dans un monde où les inégalités persistent, son exemple est à suivre.
Source : Inserm Magazine
