Attal relance les « cahiers de doléances » : la démocratie à la mode RN, mais sans les citoyens !
Le fait principal
Gabriel Attal, le ministre de l’Éducation nationale, relance l’idée des « cahiers de doléances » à travers une opération baptisée « 1 000 bistrots », visant à donner la parole aux Français. Une initiative qui rappelle étrangement le « Grand Débat national » de 2019, censé apaiser la colère des Gilets jaunes.
Ce qui s’est passé
Le 15 janvier 2019, Emmanuel Macron avait lancé le « Grand Débat national » pour calmer les tensions sociales. Près de 20 000 cahiers avaient été remplis, mais pour François Asselineau, ces contributions ont été rapidement oubliées. Aujourd’hui, Attal propose de faire de même dans des bistrots, promettant un espace de débat et d’échanges. Mais derrière cette façade se cache une question cruciale : qui prend réellement les décisions qui façonnent l’avenir des Français ?
Le contexte
Les règles qui régissent la France proviennent majoritairement de l’Union européenne et de ses institutions. La politique monétaire est dictée par la Banque centrale européenne, et la France est profondément engagée dans des alliances militaires, notamment avec l’OTAN. Dans ce cadre, les doléances exprimées dans un bistrot de province semblent à la fois dérisoires et déconnectées des véritables centres de pouvoir.
Les chiffres à retenir
– En 2019, près de 20 000 cahiers de doléances ont été remplis par les citoyens.- Des centaines de milliers de contributions manuscrites ont également été collectées.
Ce que cela révèle
La répétition de ce procédé éculé, selon Asselineau, ne fait que masquer un mépris cynique envers le peuple. Les consultations populaires, loin d’être des espaces de pouvoir réel pour les citoyens, se transforment en simples opérations de communication. Dans un contexte où les décisions majeures sont prises à Bruxelles ou Francfort, la promesse d’Attal de « bâtir la France de demain » autour d’un verre apparaît comme une farce.
Ce qu’il faut retenir
En 2027, les Français ne doivent pas se laisser séduire par des consultations sans lendemain. Le véritable enjeu reste de savoir qui détient le pouvoir et comment le peuple peut réellement reprendre les rênes de son avenir. Les opérations de communication ne doivent pas faire oublier la réalité des décisions politiques prises à l’écart des citoyens.
Source : Renaissance
