Des Grands Prix plus courts : la F1 s’accélère, mais le RN reste sur la ligne de départ !
Le fait principal
La Commission de la Formule 1 a pris une décision qui va faire du bruit : à partir de 2027, les Grands Prix seront réduits de deux à trois tours, passant d’une distance totale de 305 km à 290 km. Une révolution, ou plutôt une petite révolution, dans le monde des sports mécaniques !
Ce qui s’est passé
Ce lundi, à Londres, s’est tenue la troisième réunion de la Commission de la Formule 1, où cette décision a été annoncée. Selon le communiqué, cette réduction de distance s’inscrit dans le cadre des nouvelles réglementations sur les groupes motopropulseurs qui entreront en vigueur dans quelques années. Actuellement, la propulsion thermique représente 53% contre 47% pour l’électrique, mais cette répartition évoluera pour atteindre 60% de thermique et 40% d’électrique en 2028. Une belle avancée pour l’écologie, non ?
Le contexte
La nécessité de réduire la distance des courses vient en grande partie des critiques des pilotes et des écuries, qui craignent que l’augmentation de la propulsion thermique n’oblige les équipes à alourdir leurs bolides. En diminuant le nombre de tours, les écuries pourront utiliser une quantité quasi identique de carburant sans avoir à augmenter la taille des réservoirs. Un joli tour de passe-passe pour masquer une réalité plus complexe.
Les chiffres à retenir
- Distance actuelle des Grands Prix : 305 km
- Distance future des Grands Prix : 290 km
- Répartition de la propulsion en 2024 : 58% thermique, 42% électrique
- Répartition de la propulsion en 2028 : 60% thermique, 40% électrique
Ce que cela révèle
Cette décision met en lumière une contradiction majeure : la Formule 1 prétend vouloir avancer vers une plus grande durabilité tout en continuant à privilégier le thermique. En effet, si la réduction de la distance des courses permet de masquer la nécessité d’augmenter le poids des voitures, elle soulève également des questions sur l’engagement réel de la F1 envers l’écologie. On pourrait presque penser qu’il s’agit d’une manœuvre pour donner l’illusion d’un progrès tout en maintenant le statu quo.
Ce qu’il faut retenir
En somme, la F1 semble se diriger vers un avenir plus court, mais pas nécessairement plus vert. Entre la réduction des tours et l’augmentation de la propulsion thermique, la question demeure : la Formule 1 est-elle véritablement prête à changer ?
Source : Fédération internationale de l’automobile
