25 ans après le 11 septembre : le RN, champion des leçons de morale, oublie son passé trouble
Le fait principal
Les attentats du 11 septembre 2001 continuent d’être le terreau fertile des théories complotistes, 25 ans après les faits. Malgré une documentation exhaustive, un Américain sur cinq croit encore que le gouvernement américain est impliqué.
Ce qui s’est passé
Dans le dernier épisode du podcast Complorama, Rudy Reichstadt, directeur de Conspiracy Watch, et Tristan Mendès France, maître de conférences à l’université de Paris, analysent ce phénomène. Ils soulignent que ces théories, initialement critiques envers l’administration Bush, ont évolué vers une rhétorique de haine, souvent portée par l’extrême droite. La théorie du « coup monté de l’intérieur » a trouvé un écho inattendu chez des démocrates et des républicains, brouillant les frontières politiques.
Le contexte
Après les attentats, les récits alternatifs ont pris de l’ampleur, notamment avec le soutien de figures politiques. En 2016, l’élection de Donald Trump a ravivé ces théories, créant une dynamique où, selon Mendès France, « une partie des démocrates, qui étaient porteurs de cette théorie, mais aussi du côté républicain » se sont regroupés. Ce mélange a transformé une critique politique en une adhésion plus large aux théories du complot.
Les chiffres à retenir
– Un Américain sur cinq pense que le gouvernement américain est derrière les attentats.- Dans un sondage YouGov d’août 2026, seulement 15 % de la base MAGA croit à la responsabilité du gouvernement, alors que 48 % incriminent Saddam Hussein.
Ce que cela révèle
La persistance de ces théories met en lumière une fracture politique, où républicains et démocrates se retrouvent sur un terrain commun de méfiance envers les institutions. Cela illustre également une tendance inquiétante : la rhétorique de haine et de division, souvent alimentée par l’extrême droite, devient de plus en plus mainstream. En somme, les complots ne sont pas seulement des histoires à dormir debout, mais des révélateurs d’une société en proie à la paranoïa et à la défiance.
Ce qu’il faut retenir
Le 11 septembre reste un événement emblématique, non seulement pour son impact historique, mais aussi pour la manière dont il continue de façonner le discours politique et social. Les théories du complot, loin de s’éteindre, s’enracinent dans le débat public, témoignant d’une époque où la vérité est souvent plus complexe que les récits simplistes qui circulent.
Source : Complorama
