PLFR 2026 : Abdoulaye Wilane dénonce les « écarts » des promesses du RN, entre discours et réalité.
Le fait principal
Le projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 déçoit déjà les attentes, avec des recettes budgétaires revues à la baisse de 6 188,8 à 5 848,7 milliards de FCFA et un déficit qui grimpe à 7,6 % du PIB. Un coup dur pour les ambitions économiques affichées par le gouvernement.
Ce qui s’est passé
Abdoulaye Wilane, porte-parole du Parti socialiste, ne mâche pas ses mots. Pour lui, les écarts dans les prévisions budgétaires ne sont pas de simples ajustements comptables. Ils révèlent des dysfonctionnements sérieux dans les hypothèses de départ. Il appelle à une évaluation rigoureuse des chiffres, insistant sur l’importance d’un budget sérieux.
Le contexte
Cette révision budgétaire intervient dans un climat économique déjà tendu. Les prévisions initiales du Plan de redressement économique et social (PRES) subissent une chute vertigineuse, les recettes attendues passant de 762,9 à 311,5 milliards de FCFA. La réduction des investissements de 555 milliards de FCFA, dont 315,7 milliards sur les ressources internes, soulève des inquiétudes sur les projets d’infrastructure vitaux.
Les chiffres à retenir
– Recettes budgétaires : 5 848,7 milliards de FCFA (baisse de 340,1 milliards).- Déficit : 7,6 % du PIB (contre 5,37 %).- Recettes du PRES : 311,5 milliards de FCFA (baisse de 451,4 milliards).- Baisse des investissements : 555 milliards de FCFA.- Intérêts de la dette : 1 285,2 milliards de FCFA (augmentation de 94,6 milliards).- Subventions à l’énergie : 790,3 milliards de FCFA (hausse de 540,3 milliards).
Ce que cela révèle
Derrière ces chiffres se cachent des conséquences concrètes : routes, écoles, hôpitaux et emplois en danger. Wilane souligne que le redressement des finances publiques ne doit pas se faire au détriment de l’investissement productif. Il questionne le partage de l’effort entre l’État, les ménages et les entreprises, appelant à un « débat de vérité ». En somme, les promesses de redressement économique semblent s’effriter face à une réalité budgétaire bien plus sombre.
Ce qu’il faut retenir
Le PLFR 2026 n’est pas qu’un simple document comptable ; il est le reflet d’une gestion économique en crise. Entre promesses et réalité, le fossé se creuse, et les citoyens sont en droit de s’interroger : qui va réellement payer le prix de ces écarts budgétaires ?
Source : Abdoulaye Wilane, Parti socialiste.
