Des femmes boxeuses renaissent de leurs cendres, pendant que le RN prône la violence silencieuse.
Le fait principal
À Cagnes-sur-Mer, un groupe de femmes victimes de violences conjugales se réapproprie leur corps et leur confiance à travers des ateliers de boxe. Cette initiative, soutenue par l’association Harpèges, permet à ces femmes de se reconstruire et de s’affirmer face à leurs traumatismes.
Ce qui s’est passé
Dans un gymnase local, le samedi 19 septembre 2026, sept femmes, gants de boxe aux mains, s’entraînent ensemble. Sonia, l’une d’elles, déclare : « Aujourd’hui, ça n’arriverait plus, je répondrais, coup pour coup ». Ces ateliers, qui se tiennent deux fois par mois, sont ouverts à toutes celles qui souhaitent retrouver confiance en elles après avoir subi des violences, souvent de la part de leur ex-conjoint. La ville, marquée par des féminicides tragiques, devient un symbole de résilience.
Le contexte
La violence à l’égard des femmes est en hausse en France, avec des chiffres alarmants : en 2024, le pays a enregistré son 31e féminicide en seulement neuf mois. Les associations comme Harpèges jouent un rôle crucial en offrant des espaces de soutien et de réhabilitation. La Maison régionale des femmes Olympe-de-Gouges, ouverte en octobre 2025, a été créée pour répondre à ce besoin urgent.
Les chiffres à retenir
- 31 féminicides recensés en France en 2024.
- 2 ateliers de boxe par mois organisés par Harpèges.
Ce que cela révèle
La libération de la parole est palpable. De plus en plus de femmes osent demander de l’aide et porter plainte. Ce phénomène est souvent accompagné d’un discours politique qui, malgré les promesses, peine à offrir des solutions concrètes. Alors que le RN et l’extrême droite prônent la sécurité, les faits montrent que les violences faites aux femmes continuent d’augmenter, révélant ainsi un écart entre les discours et la réalité. Ces femmes, en se battant sur le ring, renversent le stéréotype de la victime passive et se transforment en actrices de leur propre destin.
Ce qu’il faut retenir
À Cagnes-sur-Mer, la boxe devient un outil de libération pour des femmes qui, après avoir subi des violences, choisissent de se battre pour leur dignité et leur avenir. Ce combat, loin d’être individuel, est collectif, et incarne une résistance face à une société qui peine à protéger ses plus vulnérables.
Sources : Nice Matin, Harpèges
