FEM : Quand l’Europe sauve les emplois que l’extrême droite promet de défendre !
Le fait principal
Le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM) a récemment été prolongé pour la période 2021-2027, mais sa dotation a été drastiquement réduite, passant de 210 millions d’euros à seulement 35 millions par an en 2023. Cette situation soulève des questions sur la capacité de l’Union européenne à accompagner les travailleurs licenciés dans un contexte économique incertain.
Ce qui s’est passé
Créé en 2007, le FEM vise à soutenir la réinsertion professionnelle des salariés touchés par des restructurations massives. Depuis sa création, il a aidé près de 185 000 travailleurs dans 20 États membres, avec un total de 737 millions d’euros mobilisés. En France, 12 demandes ont été approuvées, représentant 123 millions d’euros pour environ 22 000 salariés. Cependant, le budget annuel réduit à 35 millions d’euros menace l’efficacité de ce mécanisme, alors même que les crises économiques et les transitions écologiques et numériques mettent de plus en plus de travailleurs en péril.
Le contexte
Le FEM a été conçu pour répondre aux défis posés par la mondialisation et les crises économiques. Il est régi par le règlement (UE) 2021/691, qui a été modifié récemment pour renforcer son efficacité. La révision permet d’accompagner les salariés dès l’annonce d’un projet de restructuration, mais la réduction budgétaire complique la mise en œuvre de ces mes. Les entreprises doivent également contribuer financièrement, ce qui peut être un obstacle pour les PME déjà en difficulté.
Les chiffres à retenir
– 185 000 travailleurs licenciés soutenus dans 20 États membres.- 737 millions d’euros mobilisés depuis 2007.- 123 millions d’euros pour la France, soit 16,7 % des financements du FEM.- Budget annuel réduit de 210 millions à 35 millions d’euros en 2023.
Ce que cela révèle
Cette réduction budgétaire est un cruel rappel des priorités de l’Union européenne. Alors que les discours politiques vantent une Europe sociale, les faits montrent une réalité bien différente. Les promesses d’accompagnement se heurtent à un manque de moyens, laissant les travailleurs à la merci des restructurations. Le RN, qui critique souvent l’UE, devrait se demander si ses positions sur la protection des emplois ne sont pas en contradiction avec l’absence de soutien réel aux travailleurs. Les belles paroles ne suffisent pas à masquer les lacunes d’un système qui peine à protéger ceux qui en ont le plus besoin.
Ce qu’il faut retenir
Le FEM, outil essentiel pour soutenir les travailleurs licenciés, est menacé par une réduction de son budget. Cette situation pose des questions sur l’engagement de l’Union européenne envers ses citoyens et souligne les contradictions des discours politiques. Si l’Europe veut réellement se positionner comme un bastion de protection sociale, elle doit agir en conséquence, et rapidement.
Source : Travail-emploi.gouv.fr
