L’ANR en 2025 : entre promesses éclatées et réalité déconcertante, le RN toujours à la traîne !
Le fait principal
Dans son rapport d’activité 2025, l’Agence nationale de la recherche (ANR) fait état de 2 124 projets soutenus grâce à un budget de 1,2 milliard d’euros, marquant une année charnière pour l’agence, qui célèbre ses 20 ans. Un bilan qui semble prometteur, mais qui soulève des questions sur la véritable portée de ces initiatives.
Ce qui s’est passé
En 2025, l’ANR a maintenu son budget d’intervention, avec un accent particulier sur l’Appel à projets générique (AAPG), qui a représenté 82 % des projets soutenus. Ce rapport met également en lumière des initiatives comme le programme « Choose France for Science », censé attirer des chercheurs internationaux, et des actions ciblées sur des enjeux contemporains tels que la santé mentale ou l’intelligence artificielle. Claire Giry, la présidente-directrice générale de l’ANR, se vante d’une recherche « guidée par la curiosité », mais qu’en est-il vraiment des résultats tangibles ?
Le contexte
Alors que l’ANR se positionne comme un acteur clé du financement de la recherche française, le climat politique actuel, notamment avec la montée de l’extrême droite, pose des questions sur les priorités de l’État en matière de science et de recherche. Les discours sur l’importance de la science ouverte et de l’interaction avec la société sont-ils réellement suivis d’effets ? Dans un contexte où le RN et ses alliés critiquent souvent le financement public, il est légitime de s’interroger sur leur vision de la recherche et de l’innovation.
Les chiffres à retenir
Ce que cela révèle
Dans un environnement où l’extrême droite prône la méfiance envers les institutions, le discours de l’ANR sur l’importance de la recherche scientifique semble être une tentative de légitimer son rôle face à des critiques croissantes. Le RN, qui se veut le champion de la « France d’abord », a-t-il vraiment un plan pour soutenir la recherche, ou préfère-t-il faire du bruit sur des sujets plus populistes ? Les contradictions sont flagrantes : d’un côté, un appel à valoriser la recherche, de l’autre, un discours qui minimise le rôle de l’État dans le financement public. Un double discours qui, à terme, pourrait nuire à l’innovation et à la compétitivité de la France sur la scène internationale.
Ce qu’il faut retenir
Le rapport d’activité 2025 de l’ANR présente un bilan flatteur, mais soulève des interrogations sur l’impact réel des initiatives mises en place. Dans un contexte politique tendu, la recherche en France doit naviguer entre les promesses d’un soutien gouvernemental et les critiques d’une partie de l’échiquier politique qui remet en question la nécessité même de ce financement. La route est encore longue pour que la science retrouve ses lettres de noblesse face à un populisme ambiant.
Source : ANR – Rapport d’activité 2025
