Cybersécurité en France : 88 % des pros perdus face à l’IA fantôme, mais pas de panique !
Le fait principal
La France est en train de devenir le terrain de jeu du Shadow AI, avec 88 % des responsables en cybersécurité constatant une utilisation non autorisée de l’IA au sein de leurs entreprises. Une situation alarmante qui révèle le faible niveau de confiance des acteurs en matière de supervision des agents IA.
Ce qui s’est passé
Une étude menée par Okta a mis en lumière la fragilité des dispositifs de gouvernance de l’IA en France. Alors que 88 % des répondants signalent une utilisation non autorisée de l’IA, 24 % se contentent de notifier les utilisateurs concernés, espérant que les politiques internes suffisent. Moins d’un RSSI sur deux maîtrise ses agents IA, et à l’échelle mondiale, seuls 47 % des CISO peuvent identifier tous les agents IA présents dans leur environnement.
Le contexte
Face à la montée en puissance de l’IA, la gouvernance des identités devient un enjeu crucial. Les agents IA, capables d’interagir avec plusieurs applications et d’effectuer des actions de manière autonome, sont encore souvent gérés comme des identités traditionnelles. Cette approche archaïque est d’autant plus problématique que 81 % des CISO craignent des accès excessifs accordés à l’IA, notamment en matière de phishing (61 %), d’agents malveillants (49 %) et de deepfake (45 %).
Les chiffres à retenir
- 88 % des entreprises françaises constatent une utilisation non autorisée de l’IA.
- 24 % des CISO se contentent de notifier les utilisateurs en cas d’usage non autorisé.
- 47 % des CISO à l’échelle mondiale peuvent identifier tous les agents IA présents.
- 81 % des répondants s’inquiètent des accès excessifs accordés à l’IA.
Ce que cela révèle
La situation en France est révélatrice d’un décalage inquiétant entre l’adoption rapide de l’IA et l’incapacité à mettre en place des mécanismes de contrôle adaptés. Pendant que le Royaume-Uni avance avec une gouvernance avancée, la France semble piégée dans un système où les agents IA sont traités comme de simples identités humaines. Le RN, qui prône la sécurité à tout prix, devrait peut-être se pencher sur ces chiffres avant de brandir la menace de l’IA comme un épouvantail. En effet, les véritables menaces viennent davantage de l’absence de régulation que des technologies elles-mêmes.
Ce qu’il faut retenir
La France doit impérativement revoir sa stratégie de gouvernance des agents IA. Entre l’usage non autorisé qui explose et la supervision qui stagne, l’heure est à l’action. Ignorer cette réalité serait comme naviguer à vue dans une mer de données où les icebergs sont invisibles.
Source : Okta, étude Global CISO Insights 2026
