Conduite automatisée : Stellantis se renforce avec deux nouveaux partenariats stratégiques

Stellantis vient d’annoncer deux nouveaux partenariats pour accélérer dans le domaine de la conduite automatisée. Le groupe franco-italo-américain signe avec Qualcomm et Wayve. Voilà ce que cela va changer !

Stellantis muscle son jeu avec Qualcomm

En 2026, la conduite automatisée n’est plus simplement un sujet de laboratoire, elle devient un axe stratégique majeur pour les grands constructeurs automobiles. Avec l’annonce de ces deux nouveaux partenariats, Stellantis cherche à consolider les fondations techniques de ses futurs véhicules. Il y a d’abord Qualcomm. Le groupe souhaite s’appuyer davantage sur les plateformes Snapdragon Digital Chassis de l’entreprise américaine. Cette technologie permet de réunir dans une même architecture les fonctions liées au cockpit numérique, à la connectivité et aux aides à la conduite.

Tout l’enjeu derrière cette collaboration est de disposer d’une base électronique et logicielle plus standardisée, capable d’être déployée sur plusieurs marques du groupe, de Peugeot à Jeep, en passant par Citroën, Fiat, Opel ou Alfa Romeo.

Le partenariat avec Qualcomm concerne également l’intégration de puces plus puissantes dans l’écosystème STLA Brain, la plateforme électronique et logicielle de Stellantis. Derrière ce nom technique, il faut comprendre une évolution importante : les voitures deviennent de plus en plus proches d’objets informatiques roulants, avec des fonctions qui peuvent être améliorées au fil du temps par mises à jour. Pour Stellantis, cette standardisation doit aussi permettre de réduire les coûts de développement, en évitant de repartir de zéro pour chaque modèle ou pour chaque marque.

L’accord inclut par ailleurs Snapdragon Ride Pilot, une plateforme dédiée aux systèmes avancés d’aide à la conduite. Elle doit permettre de couvrir des fonctions allant des assistances de sécurité actives jusqu’à la conduite mains libres de niveau 2+. Un niveau où le conducteur reste responsable de la conduite et doit pouvoir reprendre la main.

Le groupe s’allie également à Wayve

Le second partenariat a été conclu avec Wayve. L’entreprise britannique est spécialisée dans l’intelligence artificielle appliquée à la conduite automatisée. Son approche dite « end-to-end » consiste à entraîner un système capable d’interpréter l’environnement routier à partir de données réelles, avec l’objectif de produire un comportement de conduite plus naturel. Stellantis prévoit d’intégrer cette technologie à sa plateforme STLA AutoDrive.

La première application annoncée vise une conduite automatisée supervisée de niveau 2++, applicable aussi bien sur autoroute qu’en milieu urbain. Le groupe évoque même une logique de « porte-à-porte », ce qui signifie que le système ne serait pas forcément limité à des portions encadrées. Là encore, le terme « conduite supervisée » est central. Le conducteur ne disparaît pas de l’équation. La technologie doit l’assister, pas le remplacer.

Le calendrier donne une idée de la prudence du constructeur. La première intégration est prévue en 2028, d’abord en Amérique du Nord. Aucune date n’est encore avancée pour l’Europe. Il faut dire que chez nous, le cadre réglementaire est plus complexe. Il faudra patienter avant de voir ces fonctions arriver dans l’Hexagone.

Quoi qu’il en soit, ces annonces confirment une tendance de fond. Les grands constructeurs automobiles ne peuvent plus développer seuls toutes les briques nécessaires à la conduite automatisée. Il faudra désormais transformer ces accords technologiques en fonctions fiables et réellement utiles pour les automobilistes.

Source : Automobile Propre

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