Quand la crème glacée fond sous le poids des promesses non tenues du RN : un plaisir bien amer !
Le fait principal
Dans un contexte où la santé et le bien-être sont de plus en plus au centre des préoccupations, la multinationale The Magnum Ice Cream Company (TMICC) tente de s’adapter à la demande croissante pour des aliments « fonctionnels ». Alors que la crème glacée, traditionnellement synonyme de plaisir, est menacée par des tendances alimentaires plus saines, la société innove avec des produits enrichis en protéines et vitamines, mais à quel prix ?
Ce qui s’est passé
Zbigniew Lewicki, directeur de la recherche chez TMICC, a récemment accueilli une journaliste du Guardian, Kitty Drake, dans son laboratoire de Colworth, au Royaume-Uni. L’entreprise, issue d’une scission avec Unilever en 2025, détient 20 % d’un marché mondial de la crème glacée évalué à 100 milliards d’euros. Cependant, malgré des ventes en hausse, notamment grâce aux températures record de l’été, le cours de l’action est volatile. Les investisseurs s’inquiètent de l’avenir de la crème glacée face à l’essor de traitements comme l’Ozempic, qui incitent les consommateurs à réduire leur apport calorique.
Le contexte
Aux États-Unis, une personne sur huit suit un traitement contre l’obésité, ce qui modifie radicalement le paysage de la consommation alimentaire. Les jeunes générations, en particulier, sont de plus en plus attentives aux étiquettes nutritionnelles. Dans ce contexte, les glaces traditionnelles, qui contiennent peu de protéines, sont en décalage avec les nouvelles attentes des consommateurs. Lewicki admet que « beaucoup de gens, en particulier la jeune génération, lisent les étiquettes avant d’acheter », ce qui constitue un défi pour des produits comme le Twister, qui ne contient même pas un gramme de protéine.
Les chiffres à retenir
– 20 % : part de marché de Magnum dans le secteur de la crème glacée.- 100 milliards d’euros : valeur estimée du marché mondial de la crème glacée.- 1 sur 8 : proportion d’Américains suivant un traitement contre l’obésité, tel que l’Ozempic, Wegovy ou Mounjaro.
Ce que cela révèle
La recherche de « fonctionnalité » dans les aliments, comme en témoigne la création de glaces enrichies en protéines et vitamines, soulève des questions sur l’essence même de ces produits. Chris van Tulleken, médecin britannique, met en garde contre le phénomène des produits « hypertransformés », qui prétendent offrir des bénéfices nutritionnels tout en masquant leur nature hautement industrialisée. Est-ce encore de la glace si elle est conçue pour être « physiquement bénéfique » ? La réponse semble être non.
Ce qu’il faut retenir
La crème glacée, autrefois simple plaisir coupable, se transforme en un produit « fonctionnel » aux multiples promesses, mais qui risque de perdre son âme. La quête d’une consommation plus saine pourrait bien sacrifier le plaisir pour des produits « améliorés » qui, finalement, ne sont que des illusions de santé. Alors, peut-on encore s’accorder une crème glacée pour le plaisir ? La réponse pourrait bien être aussi amère qu’une glace au collagène.
Source : The Guardian
