Des scientifiques identifient des cellules capables de régénérer des tissus endommagés.
Découverte d’un mécanisme cellulaire de survie qui aide les tissus endommagés à se régénérer
Des chercheurs du Weizmann Institute of Science ont identifié un mécanisme moléculaire qui pourrait expliquer comment les tissus gravement endommagés, tels que la peau et les couches épithéliales, parviennent à se régénérer. Leur étude, publiée dans Nature Communications, met en lumière un rôle inattendu des caspases, des enzymes généralement connues pour leur fonction dans la destruction cellulaire.
Depuis une cinquantaine d’années, les scientifiques observent un phénomène appelé prolifération compensatoire, qui permet aux tissus de se reconstruire après des bless significatives. Ce processus a été documenté pour la première fois dans les années 1970, lorsque des larves de mouches ont été exposées à de fortes doses de radiation, réussissant à régénérer des ailes fonctionnelles malgré des dommages considérables.
Les chercheurs ont découvert que, plutôt que de simplement favoriser la mort cellulaire, les caspases peuvent également aider certaines cellules à devenir résistantes à la mort. Ces cellules survivantes, appelées cellules DARE, participent à la reconstruction des tissus endommagés et peuvent devenir plus aptes à résister à de futures bless. Cependant, cette capacité pourrait également être exploitée par des cellules cancéreuses, contribuant à la récurrence de tumeurs plus agressives et résistantes aux traitements.
L’étude révèle que les cellules DARE peuvent survivre à des niveaux de radiation qui poussent d’autres cellules à entrer en apoptose. En effet, le processus de mort cellulaire commence normalement dans les cellules DARE, mais s’interrompt avant que les caspases effectrices ne puissent détruire la cellule. Ce mécanisme pourrait expliquer pourquoi certains traitements contre le cancer, qui visent à induire l’apoptose, échouent parfois.
Les résultats de cette recherche pourraient ouvrir la voie à de nouvelles approches pour encourager la réparation des tissus sains tout en réduisant le risque de récidive du cancer.
En conclusion, cette découverte souligne l’importance de comprendre les mécanismes de survie cellulaire, tant pour favoriser la régénération des tissus que pour empêcher les cellules cancéreuses de survivre aux traitements.
Source : Weizmann Institute of Science.
