OM-PSG : la justice refuse le retour des supporters parisiens au Vélodrome.
Interdiction de déplacement des supporters parisiens à Marseille : le Conseil d’État tranche
À quelques heures du Classique entre l’Olympique de Marseille (OM) et le Paris Saint-Germain (PSG), le Conseil d’État a rejeté, le 18 septembre 2026, la requête du Collectif Ultras Paris (CUP) visant à suspendre les arrêtés interdisant aux supporters parisiens de se rendre à Marseille. Cette décision empêche les fans parisiens d’accéder au stade Vélodrome pour le match de Ligue 1 prévu dimanche à 20h45.
Un contexte de tensions et d’incidents récents
Le 9 septembre, la préfecture des Bouches-du-Rhône avait pris un arrêté interdisant aux individus se présentant comme supporters du PSG d’accéder au Vélodrome, ainsi que de circuler ou stationner dans plusieurs arrondissements de Marseille, entre dimanche 8 heures et lundi 2 heures. Un arrêté complémentaire du ministère de l’Intérieur, daté du 16 septembre, a élargi cette interdiction, interdisant tout déplacement des supporters parisiens entre l’Île-de-France et Marseille durant la journée du match.
Le CUP a saisi en urgence le Conseil d’État, arguant que ces mes portaient atteinte aux libertés fondamentales, notamment celle d’aller et venir. L’association a également suggéré que des solutions moins restrictives, comme des déplacements encadrés, auraient pu être envisagées.
Un match classé à risque maximal
Pour justifier cette interdiction, le ministère de l’Intérieur a présenté une série d’incidents récents impliquant des supporters des deux clubs. Parmi ceux-ci figurent des affrontements entre ultras parisiens et messins, ainsi que des troubles à Monaco. L’ancienneté et la profondeur de l’animosité entre les supporters des deux équipes ont également été soulignées, le dernier match au cours duquel les deux camps étaient présents remontant à février 2018.
La Direction nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH) a classé la rencontre OM-PSG au niveau de risque maximal, soit 5 sur 5.
Une décision justifiée par le Conseil d’État
Le Conseil d’État a estimé que les incidents récents justifiaient l’existence d’un risque élevé de violences lors du match. Les arguments du Collectif Ultras Paris, qui contestaient le lien entre ces incidents et le match de dimanche, n’ont pas convaincu le juge. Celui-ci a conclu que des mes moins strictes n’auraient pas suffi à garantir la sécurité, notamment parce que les forces de l’ordre doivent également être mobilisées pour d’autres événements.
Ainsi, les supporters du PSG ne pourront pas assister au Classique à Marseille, une décision qui souligne la tension persistante entre les deux clubs.
Source : Actu.fr
