Toulouse Le Mirail : « Bienvenue en France » ou bienvenue à l’hypocrisie du RN ?
Le fait principal
Le jeudi 17 septembre, les étudiants de l’Université du Mirail à Toulouse ont lancé un comité d’action contre le décret « Bienvenue en France », qui impose une hausse significative des frais d’inscription pour les étudiants hors Union européenne.
Ce qui s’est passé
Plus de 100 étudiants se sont réunis pour discuter des implications de ce décret, qui fixe les frais à 2 900 € pour une licence et 3 800 € pour un master, et pour organiser une mobilisation contre cette me jugée « raciste de préférence nationale ». Bien que cette première réunion ait été un succès, les étudiants reconnaissent que ce n’est que le début d’une lutte plus vaste.
Le contexte
Les frais d’inscription différenciés ne sont pas encore appliqués à l’Université du Mirail, mais la présidence a clairement indiqué son intention de les instaurer l’année prochaine. D’autres universités, comme Toulouse Capitole, appliquent déjà ces frais depuis 2019. Le contexte est d’autant plus tendu que ces augmentations s’inscrivent dans une offensive gouvernementale plus large visant à normaliser des frais d’inscription exorbitants pour tous les étudiants, comme le montre un rapport récent du Sénat recommandant d’augmenter les frais de licence à 900 € et ceux de master à 1 200 €.
Les chiffres à retenir
- Frais d’inscription pour les étudiants hors UE : 2 900 € (licence), 3 800 € (master)
- Recommandations du Sénat : 900 € pour les licences, 1 200 € pour les masters
Ce que cela révèle
Ce comité d’action met en lumière une réalité troublante : le gouvernement vise à instaurer un système de frais d’inscription qui exclut les étudiants étrangers, mais qui pourrait bien s’étendre à tous les étudiants à terme. Ce double discours sur l’inclusivité et la diversité universitaire ne fait que masquer une volonté d’ériger des barrières financières de plus en plus lourdes. Pendant ce temps, le RN et ses alliés tentent de se donner une image de défenseurs des « petits Français », tout en laissant les étudiants étrangers sur le bord de la route. Une incohérence à faire sourire, si ce n’était si tragique.
Ce qu’il faut retenir
La mobilisation des étudiants du Mirail contre le décret « Bienvenue en France » est une première étape significative, mais elle doit se transformer en un mouvement plus large. Les organisations étudiantes, politiques et syndicales doivent s’unir pour exiger l’abrogation de cette me et de toutes les politiques d’exclusion sociale à l’université. L’avenir de l’enseignement supérieur en France est en jeu.
Sources : Révolution Permanente, Sénat Français
