Maladie d’Alzheimer : une biotech recherche 50 000 volontaires pour une étude clinique.
Maladie d’Alzheimer : une entreprise de biotechnologie cherche 50 000 volontaires pour participer à une vaste étude clinique
En France, plus de 8 % des personnes âgées de plus de 65 ans souffrent de la maladie d’Alzheimer. Pour mieux identifier le risque génétique associé à cette pathologie, l’entreprise de biotechnologie Firalis, située à Huningue dans le Haut-Rhin, lance une étude clinique d’envergure et recrute 50 000 volontaires.
À l’échelle mondiale, la maladie d’Alzheimer touche 47 millions de personnes. Selon les projections, ce chiffre pourrait tripler d’ici 2050 en raison du vieillissement de la population. En France, plus d’un million de personnes sont concernées, avec 225 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année.
Firalis, qui opère à Huningue depuis 20 ans, met en place cette étude intitulée Alzevit, visant à prévenir l’apparition de la maladie. Les chercheurs cherchent à identifier les individus à haut risque génétique grâce à un kit de tests proposé aux volontaires.
Le processus de dépistage est simple et accessible. Un scientifique de Firalis explique que le prélèvement d’ADN se fait via un échantillon buccal, similaire aux tests Covid. Les échantillons sont ensuite analysés dans une machine spécialisée.
Les résultats sont présentés sous forme graphique, permettant de distinguer les personnes saines des individus à risque. Après analyse, les échantillons sont conservés de manière anonyme dans une biobanque à -80 degrés.
Cette étude, qui se déroulera sur cinq ans en trois phases, est la plus vaste jamais entreprise sur la maladie d’Alzheimer. Dans la première phase, 50 000 participants français seront testés. Selon le PDG de Firalis, Hüseyin Firat, environ 1,5 % des patients pourraient présenter une variante génétique, ce qui représenterait 700 à 800 sujets à analyser plus en profondeur dans des centres spécialisés.
L’objectif de cette étude est de permettre une prévention personnalisée de la maladie d’Alzheimer. Identifier la maladie à un stade précoce pourrait aider à ralentir sa progression. Les personnes de plus de 45 ans intéressées par cette étude peuvent s’inscrire sur le site dédié.
Source : France Télévisions
