![[Mercredi 20 mai 2026 à 20h00] Perception des risques pour la santé : de la biologie à la culture](https://www.afis.org/local/cache-gd2/67/88ca495f4d922266c8eb901914a8f3.png?1773466581)
Suite à un souci technique, la webconférence « Perception des risques pour la santé : de la biologie à la culture » est reportée au 20 mai 20h00.
Table Of Content
Perception des risques pour la santé : de la biologie à la culture
Mercredi 18 mars 2026 à 20h00
Mercredi 20 mai 2026 à 20h00, avec Jocelyn Raude
Comment percevons-nous les risques pour notre santé ? Nos perceptions des risques sont-elles en phase avec les données scientifiques contemporaines ? Sur le plan conceptuel, le risque est généralement défini comme la probabilité d’occurrence d’un événement indésirable pondérée par la gravité de ses conséquences. Cependant, nos jugements sont influencés par de nombreux facteurs. Ainsi, certains dangers, très médiatisés, sont largement surestimés, tandis que d’autres, pourtant responsables de nombreux problèmes de santé (comme l’alcool ou certains accidents), sont sous-estimés. Depuis plusieurs décennies, la psychologie du risque étudie les mécanismes cognitifs et sociaux qui expliquent cet écart entre perception et réalité. Ce webinaire proposera un éclairage sur ces biais, leurs origines et leurs effets sur notre manière d’appréhender les risques pour la santé.
Jocelyn Raude est professeur des universités en psychologie de la santé à l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (Rennes). Après une thèse de doctorat consacrée aux comportements alimentaires face aux risques sanitaires dans le contexte de la crise de la « vache folle », il a travaillé sur les comportements de prévention des maladies infectieuses émergentes en milieu tropical, notamment comme chercheur à l’Institut de Recherche pour le Développement (2016-2018). Ses principaux travaux de recherche portent sur la réponse des populations aux épidémies de maladies infectieuses, c’est-à-dire sur la manière dont ces phénomènes influencent les comportements individuels et collectifs qui ont une incidence sur leur transmission (hygiène, interactions sociales, vaccination). Depuis une dizaine d’années, il travaille plus particulièrement sur les processus d’adaptation sociale et cognitive aux risques et aux incertitudes liés aux maladies infectieuses émergentes, ainsi que sur les stratégies d’intervention qui permettent de favoriser l’adoption de comportements favorables à la santé.
Comment suivre ce webinaire ?
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Webinaire reporté : Quand la perception des risques fait des siennes
Un souci technique a conduit à reporter la webconférence sur la perception des risques sanitaires. Mais ne vous inquiétez pas, la science est là pour nous éclairer… ou pas.
La webconférence « Perception des risques pour la santé : de la biologie à la culture », initialement prévue pour le 18 mars 2026, a été reportée au 20 mai 2026 à 20h00. Un petit contretemps qui nous rappelle que, parfois, la réalité dépasse la fiction. Qui aurait cru qu’une discussion sur la perception des risques pourrait être… risquée ?
Ce qui se passe réellement
Le webinaire, animé par Jocelyn Raude, professeur en psychologie de la santé, se penchera sur la manière dont nous percevons les risques pour notre santé. En effet, nos jugements sont souvent influencés par des biais cognitifs. Certains dangers, comme les épidémies de maladies infectieuses, sont largement surestimés, tandis que d’autres, comme l’alcool ou les accidents de la route, sont sous-estimés. Ce décalage entre perception et réalité est au cœur des recherches en psychologie du risque.
Pourquoi cela dérange
Ce qui dérange, c’est que malgré des décennies de recherche, les discours politiques continuent de surfer sur la vague de la peur. Au lieu de s’appuyer sur des données scientifiques, nos dirigeants préfèrent alimenter des narrations sensationnalistes. Pendant ce temps, des problèmes de santé bien réels passent sous le radar, comme si l’alcool était un simple « détail » dans le grand tableau des risques sanitaires.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette perception biaisée sont alarmantes. Les politiques de santé publique, souvent guidées par des peurs irrationnelles, négligent des enjeux cruciaux. Si l’on continue à craindre davantage les maladies exotiques que les comportements à risque courants, on risque de voir des millions de personnes souffrir inutilement.
Lecture satirique
Ah, la science ! Ce grand oracle qui nous révèle que nous avons plus de chances de mourir d’un accident de voiture que d’une épidémie de peste. Mais qui a besoin de faits quand on peut jouer sur les peurs ? Les promesses des politiques de santé semblent souvent déconnectées de la réalité, comme si elles étaient écrites par un scénariste de série B. « Ne vous inquiétez pas, tout ira bien », disent-ils, tout en ignorant les véritables dangers qui nous guettent.
Effet miroir international
En regardant au-delà de nos frontières, on constate que cette tendance n’est pas unique à notre pays. Aux États-Unis, par exemple, la peur des vaccins a conduit à une résurgence de maladies évitables. En Russie, la désinformation sur les risques sanitaires est devenue une arme politique. Ces dérives autoritaires montrent que la manipulation de la perception des risques est un outil puissant entre les mains de ceux qui cherchent à contrôler la narrative.
À quoi s’attendre
À l’avenir, si nous continuons à ignorer les véritables risques au profit de discours alarmistes, nous pourrions nous retrouver dans une situation où les véritables menaces sanitaires sont sous-estimées. La science doit être notre guide, pas notre bouc émissaire.
Sources





