
Volksberg : L’école menacée de fermeture dès la rentrée prochaine
Une classe de moins dès la rentrée prochaine. À Volksberg, la déception est palpable depuis le mois d’avril. « On déshabille la ruralité », déclare Georges Stoebener, maire de la commune. Cette réaction fait suite à l’annonce des services de l’académie concernant la suppression d’un poste d’enseignant pour le Regroupement Pédagogique Intercommunal (RPI), qui inclut également les élèves de Waldhambach et Weislingen.
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Actuellement, 17 élèves de CP et de CE1 fréquentent l’unique classe de Volksberg. Cependant, la suppression d’un des cinq postes d’enseignants pourrait entraîner la fermeture de cette classe : « On nous a fait comprendre que Volksberg était une classe isolée, avec une enseignante unique, et que c’est celle-ci qui serait visée », explique Marc Burger, maire de Weislingen.
Contexte factuel
La fermeture d’une école est souvent perçue comme un signe préoccupant pour un village. « Lorsque des familles cherchent à s’installer ici, elles s’informent sur l’existence d’une école et d’activités périscolaires », souligne Georges Stoebener. Il ajoute que cela nuit à l’attractivité du village, le rendant moins vivant.
Cette inquiétude est partagée par l’association de parents d’élèves, Bâtisseurs de rêves, qui a lancé une pétition contre la suppression annoncée. « Le village se retrouve démuni, et cela risque d’entraîner des classes plus chargées », avance Alexia Semler, trésorière de l’association. Les maires notent que l’effectif des élèves est resté stable, avec 89 élèves cette année et une projection de 88 pour la rentrée prochaine.
Données ou statistiques
Le sentiment général est que cette décision va à l’encontre des besoins de la ruralité. Les maires rappellent que leur territoire a signé une convention pour les territoires éducatifs ruraux, visant à garantir un soutien au lieu d’abandonner ces zones au profit des villes.
Conséquence directe
En outre, la mesure, prise pour des raisons économiques, pourrait transférer certaines charges financières à la commune de Volksberg. Le bâtiment scolaire, qui abrite également des logements, ne peut être laissé à l’abandon et nécessite un entretien minimum pour éviter des dégradations. Georges Stoebener précise que la commune doit déjà assumer les coûts de chauffage, et que des travaux futurs pourraient être moins subventionnés, rendant difficile la gestion des finances locales.
Les élus prévoient d’envoyer une lettre aux responsables politiques pour faire valoir leurs arguments, notamment la nécessité d’un préavis de trois ans pour la fermeture de classes dans les zones de montagne, ce qui soulève des questions sur le respect de cette règle dans le cadre de la suppression d’un poste d’enseignant.
Source : DNA



