Plus de 150 sommeliers français et internationaux sont venus dans l’Allier découvrir pendant deux jours le terroir auvergnat, ce week-end du 11 avril. Cela fait 10 ans qu’ils n’étaient pas venus ici. Ils ont pu constater que les vignobles de Saint-Pourçain et des Côtes d’Auvergne se sont fait leur place sur les grandes tables.  

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À Chareil-Cintrat, dans l’Allier, on parle des vins de Saint-Pourçain et plus largement des vins auvergnats. Ambroise Demonceaux, vigneron, explique : “Ce sont des vins qui sont en général frais. On est sur des terroirs d’altitude, avec des cépages très demandés comme le Gamay et le Pinot noir en rouge, le Chardonnay et notre cépage autochtone de Saint-Pourçain, le Tressallier. Tout cela fait que de plus en plus de sommeliers et de particuliers s’intéressent à nos vins. Pour nous, c’est une grande chance de les recevoir aujourd’hui”.

Plus de 150 sommeliers français et même internationaux sont venus découvrir les cépages auvergnats. Jean-Dominique Wilhelm, secrétaire de l’association des sommeliers en Lorraine, souligne : “Je pense qu’il y a des recettes très classiques, comme le pavé de saumon à la sauce à l’oseille qui pourraient très bien aller avec ce genre de vins. Par chez nous, c’est un peu plus les cuisses de grenouilles. Je pense que là aussi on pourrait trouver un bel accord”. Marie Laurens, sommelière en Lozère, ajoute : “Il y a une grande diversité. Ce sont des cépages auxquels on n’est pas habitués dans le Sud. C’est très intéressant”.

Ce travail de longue haleine est enfin récompensé et reconnu pour les vignerons auvergnats. Corinne Laurent, vigneronne, précise : “Ces sommeliers ont cette ouverture d’esprit pour aller vers des choses un peu moins connues ou un peu moins réputées. Il s’agit de trouver les pépites de nos terroirs, moins connues mais que l’on sait aussi travailler”. Romain Landrieve, président de l’Union de la sommellerie française Auvergne, insiste : “Il y a 10 ans, cela commençait déjà à bien évoluer. Aujourd’hui, je pense qu’on arrive à un top niveau impressionnant. On a des vignerons qui se défendent, qui se battent et qui font des choses très bonnes”.

Après ce séjour en Auvergne, les sommeliers n’auront pas bu les vins auvergnats pour les oublier, mais au contraire, les auront goûtés pour se souvenir et les mettre sur leurs tables.

Article réalisé à partir du reportage de Aurélie Albert et Sébastien Bonnetot / France 3 Auvergne

Vins d’Auvergne : Quand les sommeliers découvrent des pépites oubliées

Plus de 150 sommeliers ont redécouvert les vins d’Auvergne, prouvant que même les terroirs oubliés peuvent séduire les palais exigeants. Mais à quel prix cette reconnaissance tardive ?

Ce week-end, l’Allier a vu affluer plus de 150 sommeliers, français et internationaux, pour une immersion dans le terroir auvergnat. Dix ans après leur dernière visite, ces experts ont enfin constaté que les vignobles de Saint-Pourçain et des Côtes d’Auvergne ont réussi à se faire une place sur les grandes tables. Un miracle ? Non, juste une lente évolution, mais qui fait réfléchir sur la lenteur du monde viticole face à l’oubli.

Ce qui se passe réellement

À Chareil-Cintrat, Ambroise Demonceaux, vigneron, s’enthousiasme : “Ce sont des vins qui sont en général frais.” Effectivement, le Gamay et le Pinot noir en rouge, le Chardonnay et le Tressallier, cépage autochtone, semblent avoir trouvé leur public. Jean-Dominique Wilhelm, de l’association des sommeliers en Lorraine, propose des accords audacieux, comme le pavé de saumon à la sauce à l’oseille. Mais pourquoi diable a-t-il fallu attendre dix ans pour que ces vins soient enfin goûtés ?

Marie Laurens, sommelière en Lozère, souligne la diversité des cépages, mais on ne peut s’empêcher de se demander si cette « découverte » n’est pas simplement le résultat d’un marketing bien huilé. Corinne Laurent, vigneronne, évoque l’ouverture d’esprit des sommeliers, mais n’est-ce pas un peu tard pour ouvrir les yeux sur des terroirs qui méritaient déjà d’être célébrés ?

Pourquoi cela dérange

Cette situation met en lumière une incohérence flagrante : pourquoi les vins d’Auvergne, pourtant riches en potentiel, ont-ils été laissés de côté si longtemps ? Est-ce un manque de volonté politique ou simplement une question de snobisme ? Les sommeliers, en quête de nouveauté, semblent avoir oublié que ces « pépites » existent depuis des décennies.

Ce que cela implique concrètement

La reconnaissance tardive des vins auvergnats pourrait signifier un changement de cap pour les vignerons. Mais cela soulève aussi des questions sur l’authenticité de cette découverte. Les sommeliers ne sont-ils pas en train de s’approprier un héritage qu’ils ont longtemps ignoré ?

Lecture satirique

Ironiquement, cette situation rappelle les promesses des politiques qui, comme ces sommeliers, découvrent des réalités qu’ils avaient ignorées. Les discours sur la valorisation des terroirs sont souvent déconnectés de la réalité. Pendant ce temps, les vignerons se battent pour faire entendre leur voix, mais qui les écoute vraiment ?

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette situation n’est pas unique. Les États-Unis, avec leur obsession pour le « nouveau », et la Russie, qui redécouvre ses traditions, illustrent bien cette tendance à ignorer l’héritage au profit de la nouveauté. Les politiques autoritaires, en cherchant à effacer les identités culturelles, finissent par créer un vide que d’autres cherchent à remplir, mais à quel prix ?

À quoi s’attendre

La projection pour l’avenir est incertaine. Les vignerons auvergnats, après cette reconnaissance, seront-ils capables de maintenir l’intérêt des sommeliers, ou retourneront-ils à l’oubli ? Une chose est sûre : il est temps que les acteurs du vin prennent leur place sur la scène nationale, sans attendre que les sommeliers se réveillent.

Sources

Source : france3-regions.franceinfo.fr

“De plus en plus de sommeliers et de particuliers s’intéressent à nos vins” : la percée des vins d'Auvergne
Visuel — Source : france3-regions.franceinfo.fr
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