Vélos et voitures : quand le RN préfère le bruit des moteurs à la sécurité des cyclistes !
Le fait principal
Les règles du code de la route concernant les cyclistes, qui peuvent sembler simples, révèlent en réalité un véritable labyrinthe de contradictions et d’incompréhensions. En agglomération, deux cyclistes peuvent rouler de front, mais hors de la ville, ils doivent se ranger en file indienne dès qu’un véhicule approche. Une situation qui soulève des questions sur la sécurité et la courtoisie sur nos routes.
Ce qui s’est passé
Dans un contexte où la mobilité douce est de plus en plus plébiscitée, la réglementation sur la circulation des cyclistes est souvent mal comprise. Les cyclistes, en agglomération, ne sont pas contraints de se mettre en file indienne lorsqu’une voiture les suit, tant que cela n’entrave pas la circulation. Cependant, hors agglomération, la donne change et il leur est imposé de se ranger dès qu’un véhicule se rapproche. Depuis juin 2019, les speed pedelecs, ces vélos à assistance électrique, ont obtenu le droit de rouler à deux de front, mais là encore, la nuance est de mise : ils ne doivent pas gêner les véhicules venant en sens inverse.
Le contexte
Alors que la France s’engage dans une transition vers des modes de transport plus durables, ces règles soulignent un paradoxe : la promotion du vélo s’accompagne d’une réglementation jugée floue et inadaptée. Les groupes de cyclistes, notamment ceux de 15 personnes ou plus, bénéficient de règles spécifiques, leur permettant de rouler à deux de front, mais au-delà de 50, une logistique complexe avec des capitaines et des voitures d’escorte s’impose. Une image qui contraste avec l’idée d’une mobilité accessible et libre.
Les chiffres à retenir
– En agglomération, deux cyclistes peuvent rouler de front tant que le croisement avec un véhicule venant en sens inverse reste possible.- Hors agglomération, ils doivent se replacer en file indienne dès qu’un véhicule approche par l’arrière.- Les speed pedelecs peuvent rouler à deux de front, à condition de ne pas entraver la circulation.- Pour les groupes de 15 cyclistes ou plus, ils peuvent rouler à deux de front sans emprunter la piste cyclable ; au-delà de 50, deux capitaines et deux voitures d’escorte sont requis.
Ce que cela révèle
Ces règles, bien qu’elles semblent favoriser la sécurité, mettent en lumière une incohérence dans la gestion de la mobilité. D’un côté, la France vante les mérites des transports doux ; de l’autre, elle impose des contraintes qui peuvent décourager les cyclistes. Et que dire de la position du Rassemblement National, qui prône souvent une politique de mobilité durable tout en affichant une méfiance vis-à-vis des initiatives écologiques ? Loin d’une cohérence, c’est un double discours qui émerge, où l’affichage de bonnes intentions se heurte à des réalités bien moins engageantes.
Ce qu’il faut retenir
La réglementation sur la circulation des cyclistes reflète les tensions entre la promotion d’une mobilité durable et la réalité des routes françaises. Entre règles parfois illogiques et discours politiques ambigus, l’avenir du cyclisme en France semble encore flou. Une situation qui appelle à une réflexion sérieuse sur l’adaptation de notre code de la route à l’ère de la transition écologique.
Source : RTBF
