Ursula von der Leyen présente une feuille de route pour une Europe autonome et engagée au Canada
Dans son discours sur l’état de l’Union prononcé le 16 septembre, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a esquissé une vision ambitieuse pour l’Europe. Elle a souligné la nécessité pour l’Union de « tracer sa propre voie », en mettant l’accent sur l’autonomie, la défense, et la protection des droits des citoyens, notamment des mineurs à l’ère numérique.
Ce qui s’est passé
Devant le Parlement européen à Strasbourg, Ursula von der Leyen a présenté un bilan de son action et a défini les priorités de l’UE dans un contexte géopolitique complexe. L’un des points marquants de son discours a été l’annonce d’un partenariat inédit avec le Canada, visant à en faire le premier « membre associé » de l’UE, un statut encore flou sur le plan juridique mais qui pourrait renforcer les liens entre les deux partenaires.
Ce que l’on sait
La présidente a évoqué la nécessité de réduire les dépendances de l’Europe, tout en restant fidèle aux valeurs démocratiques. Elle a également proposé la création d’un Conseil de sécurité européen, qui rassemblerait non seulement les États membres de l’UE, mais aussi des partenaires comme le Royaume-Uni, la Norvège, l’Ukraine et le Canada. Ce conseil viserait à coordonner les réponses aux menaces hybrides, telles que les cyberattaques.
Sur le front législatif, von der Leyen a annoncé l’« EU Kids Act », qui vise à protéger les mineurs sur les réseaux sociaux en établissant des règles d’âge strictes pour l’accès à ces plateformes. Ce texte s’inscrit dans un cadre plus large de responsabilité des plateformes numériques.
Les éléments à retenir
Dans le domaine social, la Commission a prévu de présenter un « Quality Jobs Act » avant la fin de l’année, destiné à améliorer la qualité de l’emploi et à répondre aux défis posés par l’intelligence artificielle. Toutefois, ces annonces sociales semblent en retrait par rapport aux enjeux de sécurité et d’indépendance, qui ont dominé le discours.
Ursula von der Leyen a également insisté sur l’importance de la démocratie et des droits fondamentaux comme principes directeurs des partenariats européens. Alors que des pays comme le Canada sont mis en avant comme alliés, les États-Unis ont été remarquablement absents de cette orientation politique, signalant une volonté de l’UE de diversifier ses alliances.
La suite
En 2027, à l’occasion des 70 ans du traité de Rome, un nouveau « Congrès de l’Europe » sera organisé pour revitaliser le projet européen face à la montée des forces eurosceptiques. La CFE-CGC, syndicat de l’encadrement, a affirmé son engagement à suivre ces évolutions pour défendre les intérêts des travailleurs et contribuer à une Europe plus sociale et autonome.
Source : CFE-CGC – Le syndicat de l'encadrement – Actualités – RSS (www.cfecgc.org)
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