Ce que l’on sait
Les tirs ont eu lieu vers 3 heures du matin, dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 octobre, au bar « L’Atelier ». Le gérant est mort sur place. Une seconde personne, blessée lors de l’attaque, est décédée à l’hôpital le mardi 13 octobre. Un vigile a aussi été légèrement blessé à la main, selon les éléments rapportés par le parquet de Paris et relayés par Le Progrès, avec l’AFP.
La femme est soupçonnée d’avoir participé à l’attaque. D’après 20 Minutes, elle aurait déclaré en garde à vue avoir agi sous la contrainte. Cette version relève de ses déclarations et ne constitue pas, à elle seule, une conclusion de l’enquête. Le média indique également qu’un autre suspect a été écroué et que plusieurs personnes étaient encore entendues. Le parquet de la Juridiction interrégionale spécialisée de Paris enquête notamment sur des faits de meurtre et de tentative de meurtre en bande organisée.

Un lien avec Marseille, pas un fait survenu en Provence
La suspecte est décrite comme originaire de Marseille et connue auparavant de la justice pour une affaire de trafic de cigarettes. Ces éléments ne permettent pas d’établir que la fusillade aurait été préparée dans les Bouches-du-Rhône, ni qu’un réseau implanté en Provence-Alpes-Côte d’Azur serait impliqué. À ce stade, les informations disponibles ne font état d’aucune conséquence particulière pour les habitants de Marseille ou des autres départements de la région.
L’affaire retient toutefois l’attention localement en raison de ce lien personnel avec Marseille et des interrogations sur le recrutement de femmes par les organisations criminelles. Le Monde, citant le rapport 2026 du Sirasco, rapporte que les services observent une implication plus fréquente de femmes dans certaines tâches logistiques liées aux homicides. Ce constat général ne permet pas, à lui seul, de déterminer le rôle exact de la suspecte dans cette affaire.
Les prochaines étapes
Les investigations doivent préciser le rôle de chaque personne entendue, ainsi que les circonstances dans lesquelles la suspecte dit avoir agi. La présentation à un magistrat et l’écrou rapportés par 20 Minutes ne valent pas condamnation. La culpabilité de la femme, comme celle des autres suspects, reste à établir par la justice.
Source : 20Minutes – Actu Marseille
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