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Récemment, des chercheurs ont mis en lumière la présence de phosphore dissous sur Encelade, un élément essentiel à la vie telle que nous la connaissons. Cette découverte renforce l’idée que la lune océanique de Saturne pourrait être l’un des lieux les plus propices à l’émergence de la vie dans notre Système solaire, en dehors de la Terre. Mais comment cette vie pourrait-elle se manifester ?
Un monde prometteur
Encelade est devenue une cible privilégiée dans la quête de vie extraterrestre, notamment grâce à son vaste océan souterrain, supposément en contact avec un noyau rocheux. Ce contact pourrait favoriser une activité hydrothermale, créant un environnement propice à l’épanouissement de microorganismes. En effet, il a été établi que l’océan d’Encelade renferme tous les éléments nécessaires à la vie, tels que l’hydrogène, l’oxygène, le carbone, l’azote et le phosphore.
Bien que nous ne puissions pas affirmer avec certitude que la vie existe sur Encelade, cette petite lune de 500 km de diamètre est désormais considérée comme l’endroit le plus habitable du Système solaire après la Terre. Cela soulève une question cruciale : à quoi pourraient ressembler ces formes de vie extraterrestres potentielles ?
En 2017, des chercheurs de l’Université d’Oxford ont tenté de répondre à cette question dans un article intitulé « Les extraterrestres de Darwin », publié dans l’International Journal of Astrobiology. Ils y exposent comment les modèles d’évolution utilisés sur Terre pourraient être appliqués pour envisager la vie sur d’autres planètes.
La sélection naturelle à l’œuvre
Sam Levin, PDG de MelonFrost et ancien chercheur à l’Université d’Oxford, souligne que la vie sur Encelade pourrait avoir développé une biochimie radicalement différente de celle que nous connaissons. Il est même envisageable qu’elle ne soit pas composée d’ADN. Toutefois, il rappelle que les principes de la biologie évolutive sont universels, indépendamment des éléments constitutifs. « Darwin a élaboré sa théorie sans connaître l’ADN ou la biochimie de la vie », explique-t-il. « Il n’y a qu’une seule manière d’obtenir une vie complexe, et c’est par l’évolution via la sélection naturelle ». Ainsi, on pourrait théoriser que des organismes extraterrestres seraient soumis aux mêmes règles évolutives que ceux de la Terre, cherchant à maximiser leur condition physique et à engendrer un maximum de descendants.

Poupées russes et coopération
Sur Terre, ces principes s’appliquent à tous les organismes, y compris les bactéries les plus élémentaires. Cependant, l’émergence de la vie complexe nécessite également d’autres facteurs, notamment la coopération. « La coopération est essentielle pour l’évolution de la vie sur Terre pour tout ce qui est au-dessus d’une seule cellule », souligne Stuart West, professeur de zoologie à l’Université d’Oxford et coauteur de l’article. « Si nous devions découvrir quoi que ce soit visible à l’œil nu, cela impliquerait une coopération à un certain niveau ».
Pour illustrer ce concept, imaginez le corps humain comme un ensemble de poupées russes imbriquées. Chaque individu est composé de divers organes, chacun constitué de cellules collaborant pour remplir une fonction spécifique, avec des gènes interagissant en coopération.
À chaque niveau, les entités tentent de maximiser l’aptitude des entités suivantes. « Une des prédictions les plus fascinantes concernant la vie potentiellement complexe sur Encelade est qu’il pourrait exister une hiérarchie similaire d’entités », affirme le chercheur. Dans un tel système, toutes les parties pourraient coopérer pour aider l’organisme à se reproduire.
Quelques exemples d’organismes extraterrestres
En appliquant ces règles de coopération et d’autoréplication, les chercheurs ont formulé des hypothèses sur l’apparence de ces organismes. L’une des créatures théorisées, nommée « Octomite », évoque un tardigrade sous stéroïdes. Cette créature serait composée d’une hiérarchie d’entités avec des intérêts évolutifs alignés, où chaque partie se spécialise dans une tâche précise. L’Octomite pourrait également se reproduire en produisant des créatures plus petites, qui nagent ou s’envolent pour entamer une nouvelle existence.

Les illustrations ci-dessous montrent des organismes à divers niveaux de complexité. La première représente une molécule de réplication simple, sans structure apparente. Cette molécule pourrait ou non être soumise à la sélection naturelle. La seconde est plus complexe, semblable à une cellule, mais reste très simple. Malgré tout, un tel organisme pourrait également être soumis à la sélection naturelle. Enfin, le dernier organisme montre de nombreuses pièces complexes travaillant en synergie.

Il convient de noter que les caractéristiques de toute forme de vie potentielle sur Encelade auront évolué dans un environnement très différent de celui que nous connaissons sur Terre. Par exemple, il est peu probable que ces créatures aient développé des yeux, étant donné que l’environnement océanique d’Encelade n’absorbe presque aucune lumière.
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