Un parasite originaire d’Amérique du Nord a été détecté pour la première fois en France dans le foie d’un daim, en Sologne. L’Office français de la biodiversité (OFB), qui a publié l’information le 16 octobre 2026, indique que les premières investigations suggèrent que la grande douve américaine pourrait déjà être implantée parmi les cervidés de la région. (ofb.gouv.fr)

Un parasite de cinq centimètres repéré en Sologne

Identifié sous le nom de Fascioloides magna, ce ver plat mesure environ cinq centimètres à l’âge adulte. Le réseau SAGIR, chargé de surveiller la santé de la faune sauvage, l’a découvert dans le foie d’un daim. Selon l’OFB, il n’avait encore jamais été observé en France.
Originaire d’Amérique du Nord, le parasite est déjà présent en Europe. Il s’est durablement établi en Italie et en Europe centrale. En Sologne, les premières investigations menées après sa découverte laissent penser qu’il pourrait être bien implanté chez les cervidés. La répartition exacte de l’espèce dans la région reste toutefois à préciser.
Un cycle lié aux zones humides
Le développement de Fascioloides magna passe par deux types d’hôtes. Il se multiplie d’abord dans de petits mollusques d’eau douce, les limnées, puis infecte des cervidés, dans lesquels il atteint sa forme adulte. La présence de milieux humides, comme des étangs ou des marais, favorise le passage entre ces hôtes.
En Europe, les principaux cervidés concernés sont le cerf élaphe, le daim et le chevreuil. Le parasite peut également toucher d’autres animaux, mais les effets varient selon les espèces. Chez les moutons, les chèvres et les mouflons, l’infestation peut être mortelle. Les chevaux, sangliers, bovins, élans, bisons, cerfs sikas et lamas sont, eux, peu affectés et contribuent très peu à la poursuite du cycle.
Des effets sur les cervidés, pas de transmission à l’humain
Chez les cervidés infectés, l’OFB signale une prise de poids plus faible, des bois de moins bonne qualité et des difficultés lors du rut. Les chevreuils et les daims sont les plus durement touchés et présentent la mortalité la plus élevée.
Le parasite ne se transmet pas à l’être humain. Il ne figure pas non plus parmi les maladies réglementées par le code rural, précise l’OFB.
La voie d’arrivée en France reste inconnue
Les circonstances de son arrivée dans le pays ne sont pas établies. Le parasite peut se disperser avec les animaux qui évacuent ses œufs dans leurs excréments, principalement les cerfs et les daims. Les cours d’eau et les réseaux hydrographiques peuvent également contribuer à sa propagation.
Le réseau SAGIR et ses partenaires renforcent les moyens de diagnostic et la surveillance de la faune sauvage. L’objectif est de mieux déterminer la présence du parasite et sa répartition en Sologne.
Source : Office français de la biodiversité (ofb.gouv.fr)
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