Un parcours interactif propose aux élèves de 6e de découvrir Rome en 50 av. J.-C. en choisissant les décisions de personnages fictifs. Créée avec une intelligence artificielle générative et signalée sur Édubase par l’Académie de Nice, cette ressource associe récit, carte et fiche papier. Elle illustre un usage de l’IA pour préparer une activité, sans constituer une évaluation de son efficacité pédagogique.

Une journée dans la Rome républicaine

Dans ce « livre dont tu es le héros », l’élève suit Marcus et/ou Julia et avance dans la ville au fil de ses choix. Les rencontres avec différents habitants servent de porte d’entrée à la découverte du quotidien romain. Une carte accompagne le parcours ; une fiche imprimable invite les élèves à répondre à des questions pendant leur visite virtuelle. L’enseignant peut ensuite noter cette fiche ou s’en servir pour organiser une mise en commun.
La ressource, rattachée à l’histoire-géographie en 6e, est mise en lien avec plusieurs thèmes du programme sur Rome et le monde romain. Elle mobilise aussi des compétences de cycle 3 : comprendre un document, se repérer dans le temps et l’espace, et s’informer dans un environnement numérique. Édubase indique une mise à jour au 16 octobre 2026. (edubase.eduscol.education.fr)
Une activité préparée avec l’IA, pas une preuve d’efficacité
La fiche Édubase présente l’outil comme conçu à l’aide d’une IA générative et mentionne le « vibe coding » dans son titre. Elle ne détaille toutefois ni les étapes de création ni les outils employés. Elle décrit une pratique pédagogique proposée par l’Académie de Nice, et non une étude scientifique mesurant les apprentissages des élèves. La ressource ne permet donc pas, à elle seule, de conclure que le jeu améliore les résultats ou convient à toutes les classes.
Pour l’enseignant, l’intérêt concret est de disposer d’un support narratif à articuler avec une fiche de travail. Le déroulé peut conduire à questionner les élèves sur les informations rencontrées : que leur apprend une scène sur la société romaine ? Quels éléments doivent être vérifiés ou replacés dans leur contexte historique ? La mise en commun permet de confronter les réponses et de distinguer les choix du récit des connaissances historiques.
Un point de vigilance sur l’usage de l’IA
Le cadre ministériel publié en juin 2025 distingue la création de supports par les personnels de l’utilisation directe d’IA génératives par les élèves. Il prévoit que les élèves soient sensibilisés aux bases de l’IA dès le premier degré, sans manipuler directement ces outils génératifs ; leur usage pédagogique en classe est autorisé à partir de la 4e, à condition d’être limité, encadré et accompagné. L’activité romaine, telle que décrite par Édubase, repose sur un outil déjà préparé : la fiche ne dit pas que les élèves utilisent eux-mêmes une IA générative. (education.gouv.fr)
Le ministère recommande également de vérifier les contenus produits par l’IA, de protéger les données personnelles et de ne recourir à ces outils que lorsqu’une plus-value pédagogique est établie. Pour cette ressource, cela invite notamment à contrôler les éléments historiques du scénario avant la séance et à garder l’enseignant au centre de leur interprétation. (education.gouv.fr)
Source : Edubase – Fils RSS
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