Un jeune stagiaire en Suisse atteint un salaire mensuel de 8000 euros à 23 ans.
Les salaires en Suisse attirent de nombreux travailleurs, mais les défis de l’expatriation ne doivent pas être sous-estimés. Un jeune homme, qui a débuté comme stagiaire, partage son expérience et ses conseils pour ceux qui envisagent de travailler en Suisse.
En 2024, les Français constituaient 58 % des travailleurs frontaliers en Suisse, soit environ 234 000 personnes, selon l’Urssaf Franche-Comté. Les revenus y sont attractifs, avec un Revenu Fiscal de Référence Individualisé (RFRI) de 64 431 euros par an pour les hommes et de 53 121 euros par an pour les femmes, nettement au-dessus de la moyenne française d’environ 30 000 euros.
Un parcours débuté par un stage
Ferrán, un Espagnol de 23 ans, a partagé son parcours vers l’emploi en Suisse. Il a envoyé des candidatures quotidiennement de août à décembre et a attendu d’avoir une offre concrète avant de s’installer. « J’ai signé mon contrat en Espagne et je suis parti avec un logement déjà réservé, » a-t-il précisé.
Un salaire attractif
Après un stage rémunéré de 2 500 francs suisses par mois (environ 2 600 euros), il a décroché un poste dans une entreprise pharmaceutique, gagnant aujourd’hui environ 8 000 francs suisses bruts par mois (environ 6 300 euros nets). « C’est un investissement. Sans compétences linguistiques ni expérience, on n’a pas accès à certains domaines, » a-t-il ajouté.
© ShutterstockLa Suisse attire pour ses salaires bien plus élevés.
Les défis du logement
Malgré ces salaires élevés, Ferrán souligne que le coût de la vie, notamment en matière de logement, est élevé. Pendant son stage, il a payé 1 000 euros par mois pour un studio de 20 mètres carrés. Il a constaté que la demande de logements excède largement l’offre, avec des files d’attente de 30 personnes pour visiter des appartements. « Il faut venir en étant conscient de ce qu’on y gagne et de ce qu’on y perd, » a-t-il averti.
Source : Marie France.
