
Table Of Content
Un funérarium au cimetière : une solution « gagnant-gagnant » pour Saint-Aubin-lès-Elbeuf ?
Un funérarium à deux pas d’une école ? Une ironie tragique qui soulève des questions sur les priorités de nos élus. La mort, en effet, ne semble pas avoir de limites.
Dans un conseil municipal du 14 avril 2026, le nouveau maire de Saint-Aubin-lès-Elbeuf, Gérard Soucasse, a proposé une solution pour l’implantation d’un funérarium : le cimetière. Une idée qui, à première vue, pourrait sembler pragmatique, mais qui appelle à une réflexion plus profonde sur l’absurdité de la décision.
Ce qui se passe réellement
La situation a commencé avec une proposition de la société Funecap pour installer un funérarium près de l’école Victor-Hugo. Les élus, sous l’égide de l’ancienne maire Karine Bendjebara-Blais, ont rejeté ce projet en raison de son emplacement inapproprié. Mais quelle meilleure solution que de le déplacer au cimetière, directement dans la maison du gardien inoccupée ? Une décision qui, selon Soucasse, répond à un besoin pressant des familles, mais qui soulève des interrogations éthiques.
Pourquoi ça dérange
La logique derrière cette décision est déroutante. D’un côté, on prône le bien-être des familles en leur offrant un service de proximité. De l’autre, on les place face à une réalité macabre : la mort à deux pas de l’école. Quelles valeurs transmettons-nous aux enfants qui grandissent dans cette commune ? La mort devient-elle un banal service, au même titre qu’un supermarché ?
Ce que ça révèle
Cette situation met en lumière une contradiction fondamentale dans notre société : la façon dont nous gérons la mort et l’espace public. Le cimetière, traditionnellement un lieu de recueillement, se transforme en espace commercial. La délibération votée à l’unanimité pour le déclassement du bâtiment public en est un parfait exemple. Les élus semblent se préoccuper davantage des intérêts économiques que des valeurs humaines.
Lecture satirique
La proposition du maire pourrait presque être un sketch comique : « Venez faire vos adieux, juste après avoir déposé les enfants à l’école ! » Si ce n’était pas si tragique, on pourrait en rire. Mais ici, la satire devient une arme pour dénoncer une vision du monde où l’économie prime sur l’humanité. Les familles n’ont pas besoin d’un funérarium, mais d’un véritable soutien dans leur processus de deuil, loin des préoccupations mercantiles.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est fort probable que cette décision soit mise en avant comme un modèle de gestion efficace. Les élus, en se félicitant d’une solution « gagnant-gagnant », risquent d’ignorer les véritables préoccupations des habitants. Les familles devront « comparer » les services funéraires comme on comparerait des prix de supermarché. Une dérive inquiétante qui pourrait bien se généraliser.
Sources
Pour anticiper les coûts de votre prochain voyage, réservez dès maintenant. Ou si vous préférez comparer les tarifs, pensez à comparer les offres de transport pour éviter les frais inutiles.


