Un bateau maudit en Aveyron : pourquoi cette habitation flottante attend son premier client depuis 2019 ?
L’hébergement flottant, le Carré de vie, n’a toujours pas accueilli son premier client depuis son inauguration en 2019 sur le lac de Castelnau-Lassouts-Lous. Ce projet, conçu par Boissière et fils, est considéré comme une prouesse technique et un succès touristique, avec une vingtaine d’habitations flottantes commercialisées dans toute la France depuis 2020, mais pas dans son département d’origine.
Inauguré le 27 juin 2019 lors d’une soirée organisée par EDF, le Carré de vie a nécessité un investissement total de 310 000 euros, financé par divers acteurs : 124 000 euros de l’État, 80 000 euros de la Région via le programme Leader, 30 000 euros du Département et 20 000 euros d’EDF. D’une superficie de 64 m², il est conçu pour accueillir de quatre à six personnes dans un cadre paisible.
Cependant, le projet a rapidement rencontré des difficultés. Le ministre de l’Écologie de l’époque, François de Rugy, n’a pas pu être présent lors de l’inauguration, et l’absence de prestataire pour son exploitation a entravé son développement. Christian Naudan, président du Sivu (Syndicat mixte à vocation unique), a souligné la nécessité de trouver un partenaire adéquat. Sept ans après, le Carré de vie reste inactif.
Les complications se sont multipliées, notamment avec l’impact du Covid-19 et des changements de gestion. Un prestataire, le groupe Ushuaïa, avait été envisagé pour relancer l’exploitation, mais a également rencontré des problèmes, conduisant à sa liquidation. Philippe Ethuin, gérant du camping de Saint-Geniez, a tenté de trouver des solutions, mais les circonstances ont conduit à un blocage persistant.
Actuellement, le Sivu envisage d’exploiter le Carré de vie lui-même, une décision qui devra être confirmée lors d’une réunion prévue avant la fin du mois. Ce projet, qui avait suscité de grands espoirs, est maintenant confronté à une réalité difficile et un avenir incertain.
La société « Carré de vie » de Saint-Beauzély a précisé que les difficultés rencontrées concernent l’exploitation touristique après la livraison et ne relèvent pas d’une défaillance de conception ou de construction.
Source : Centre Presse Aveyron





