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Un aqueduc romain sacrifié sur l’autel du progrès ?
Un chantier controversé menace un patrimoine historique, révélant les contradictions d’un système qui prône la modernité tout en piétinant son passé.
Le 7 mars 2026, l’association Aqueducs romains du 06 en péril a exprimé son indignation face à un chantier qui ferait rougir n’importe quel architecte sensible à l’histoire. Un bassin de rétention, tout juste creusé, a vu le jour à proximité du pont romain du Goa, transformant un paysage ancestral en un spectacle de désolation.
Ce qui se passe réellement
À cheval sur Vallauris, Valbonne et Antibes, ce chantier, dissimulé derrière des chênes touffus, a suscité un haut-le-cœur collectif. Jean-Pierre Galliano, membre de l’association, n’a pas mâché ses mots : « Je le trouve très massif et le résultat est visuellement minable ». La présence de bâches noires sur ce projet, censé être respectueux du patrimoine, ne fait qu’aggraver l’horreur visuelle.
Pourquoi ça dérange
La Communauté d’agglomération Sophia Antipolis (Casa) se défend, arguant que le projet a été validé par l’Architecte des Bâtiments de France (ABF). Pourtant, comment peut-on autoriser une telle construction à moins de 500 mètres d’un monument historique ? Les procédures réglementaires, souvent brandies comme des boucliers, semblent ici plus être des écrans de fumée que de véritables garanties de protection.
Ce que ça révèle
Ce conflit met en lumière une logique économique perverse : la quête du progrès au détriment du patrimoine. La Casa assure que l’intégrité de l’aqueduc a été prise en compte, mais une rénovation réussie de l’aqueduc de la Valmasque, achevée récemment, semble être un rêve lointain pour le pont du Goa. En fin de compte, ce bassin de rétention est un symbole d’une société qui préfère sacrifier son histoire sur l’autel de l’urbanisation.
Lecture satirique
Alors que les élus se pavanent sur les plateaux télé, vantant leur amour du patrimoine, ils semblent ignorer que leur vision du progrès est souvent synonyme de destruction. La Casa promet des « aménagements d’insertion paysagère » après l’été, comme si un simple coup de pinceau pouvait réparer des décennies de négligence. Que dire des promesses ? Elles sont aussi fugaces qu’un souffle de vent sur les arches de pierre.
À quoi s’attendre
Les habitants pourraient bien être témoins d’un paysage défiguré et d’un patrimoine piétiné. Pour ceux qui souhaitent réserver une visite de ces vestiges, il est peut-être temps de comparer les prix des voyages avant qu’il ne soit trop tard. Anticiper les coûts de la destruction culturelle pourrait s’avérer plus judicieux que de pleurer sur les ruines d’un passé que l’on n’a pas su préserver.
Sources



