Trente ans des OGM : promesses non tenues et contamination

Trente ans des OGM : promesses non tenues et contamination

Trois décennies se sont écoulées depuis l’introduction des cultures génétiquement modifiées (OGM) sur le marché. Ce bilan met en lumière des promesses non tenues, notamment en matière de productivité et de réduction des pesticides, ainsi qu’une contamination persistante de l’environnement par le glyphosate et d’autres produits chimiques.

Les entreprises transnationales, telles que Bayer, Corteva, Syngenta et BASF, ont promis des rendements accrus et des cultures plus nutritives. Cependant, ces attentes n’ont pas été réalisées. Au contraire, l’utilisation des pesticides a connu une augmentation exponentielle, avec une multiplication par plus de 20 de l’utilisation du glyphosate, classé cancérogène par l’OMS. Cela a entraîné l’apparition de mauvaises herbes résistantes, nécessitant des traitements encore plus agressifs.

Actuellement, quatre cultures dominent le paysage des OGM : le soja, le maïs, le coton et le colza. Ces plantes, qui représentent 99,4 % de la superficie cultivée en OGM, sont principalement utilisées pour l’alimentation animale et la production industrielle, plutôt que pour la consommation humaine. En effet, moins de 13 % des terres arables mondiales sont consacrées aux OGM, avec seulement 10 pays représentant 98 % de cette superficie.

Les conséquences de cette situation sont préoccupantes. Les résidus chimiques ont été détectés dans l’urine, le sang et le lait maternel de millions de personnes, soulevant des inquiétudes sur la santé publique et l’environnement. Les OGM, bien que jugés rentables pour les entreprises, posent des défis majeurs en matière de sécurité alimentaire et de durabilité.

Pour préserver leurs activités, certaines entreprises ont commencé à utiliser des termes comme « édition génétique » pour éviter les réglementations sur la biosécurité, ce qui suscite de vives réactions au sein des mouvements de résistance.

Source : Atlas de l’agro-industrie transgénique dans le Cône Sud.

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