Avec Digger, Tom Cruise s’éloigne de ses rôles d’action habituels pour incarner un magnat du pétrole grimé et persuadé de pouvoir sauver le monde. Le film d’Alejandro G. Iñárritu suscite des réactions critiques contrastées : son goût pour l’excès séduit certains, tandis que d’autres y voient une satire trop appuyée. Cette fracture tient autant au ton choisi qu’à l’ambition du projet.
Un magnat du pétrole au centre du chaos
Dans le film, Cruise interprète un puissant industriel qui cherche à démontrer qu’il peut aussi accomplir de bonnes actions, alors même que ses activités contribuent à une catastrophe. La présentation officielle décrit une mission frénétique pour convaincre l’humanité qu’il en est le sauveur. Le contraste entre cette prétention et les dégâts qu’il a provoqués place le personnage au cœur d’une satire des puissants et de leur rapport à la responsabilité.
La transformation physique de Cruise — qui apparaît méconnaissable — accompagne ce changement de registre. Mais ce n’est pas seulement l’apparence de la vedette qui déroute : le film mise sur une forme de déme, entre comédie noire et catastrophe, qui ne laisse pas tous les critiques au même endroit.
Une réception divisée sur le ton
Les avis rapportés autour de Digger vont de l’éloge d’un film inventif et audacieux à celui d’une œuvre confuse ou excessive. La critique de l’Associated Press reconnaît l’audace du projet, tout en estimant que ses différents registres ne s’équilibrent pas toujours et que l’humour ne fonctionne pas systématiquement. À l’inverse, le Guardian met en avant l’énergie de cette satire écologique et l’intensité de son parti pris.
Ce désaccord ne se résume donc pas à une opposition entre ceux qui apprécieraient Cruise et ceux qui le rejetteraient. Il porte aussi sur la manière de juger une satire qui choisit la caricature et la nchère : pour certains, ces choix donnent au film sa force ; pour d’autres, ils brouillent son propos. Les qualificatifs contradictoires décrivent des lectures critiques distinctes, pas un verdict unanime.
Un écart avec l’image habituelle de Tom Cruise
Le film marque une rupture avec les grandes franchises d’action auxquelles le public associe souvent l’acteur. Cruise y partage l’affiche avec Riz Ahmed, John Goodman, Sandra Hüller, Michael Stuhlbarg et Jesse Plemons, selon le site officiel du film. À la réalisation, Iñárritu — connu notamment pour Birdman et The Revenant — signe ici une satire originale dont la tonalité affirmée semble être à la fois le pari et le point de friction.
Sorti à l’international à partir du 30 septembre 2026, puis en Amérique du Nord le 2 octobre, Digger arrive donc avec une réputation déjà traversée par le débat. Pour les spectateurs, l’enjeu n’est pas seulement de savoir si le film « fonctionne », mais si son mélange de grotesque, de catastrophe et de satire politique leur paraît pertinent ou trop appuyé. La division de la presse devient ainsi une invitation à se faire sa propre idée, plutôt qu’une me objective de la qualité du film.
Source principale : 7sur7:cinema (www.7sur7.be)
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Auteur : A.MA



